Le Conseil Général du PLQ qui s’est achevé vers 12h est une réussite à tous les points de vue. Il m’était hélas impossible de vous écrire directement depuis le plancher. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas mauvais, car je ne trouve pas mon expérience de live-bloging très concluante… À vous d’en juger.
La matiné a débuté par un huis clos dont je ne vous parlerai pas du contenu pour des raisons évidentes. Ensuite, Alain Paquet et son groupe de réflexion sont venus nous faire part de l’état actuel de leurs travaux sur la productivité québécoise et la prospérité de notre province. Il n’y a pas encore de propositions concrètes sur la table, mais de bonnes orientations: encouragement de l’entreprenariat, amélioration de la mobilité de la main-d’oeuvre, concertation et collaboration plutôt que confrontation dans les milieux du travail, etc. Un seul point m’a moins plu, et bien que j’aie posé la question, je n’ai pas obtenu de réponse directe. On a en effet souligné, et avec justesse, que la fiscalité entrepreneuriale du Québec était l’une des plus compétitives au monde, sinon la première de classe. C’est donc dire que c’est au Québec (oui oui, devant les États-Unis ou l’Alberta, par exemple) qu’il coûte actuellement le moins cher de démarrer une entreprise, d’y investir et de la maintenir. Toutefois, un élément important de la réflexion à l’heure actuelle repose sur l’allégement de la réglementation de ce secteur et la construction d’une meilleure fiscalité. Or, si nous sommes les meilleurs, pourquoi vouloir encore faire plus? Le véritable enjeu ne serait-il pas plutôt de faire savoir aux gens que c’est ici, et non comme on le pense souvent chez nos voisins du sud, qu’il est le plus intéressant de venir faire des affaires? J’ai senti là une pointe purement idéologique que je m’explique moins, et d’autres militants m’ont confié être d’accord avec moi à ce sujet. Il faudra voir les résolutions finales qui seront proposées par le groupe de travail.
Le véritable point d’orgue du Conseil a indubitablement été la très solide présentation finale de Jean Charest. Il nous a fait une présentation complète, bien structurée et visuellement impressionnante de son Plan Nord. Préparez-vous, amis blogueurs: vous entendrez parler très souvent de ce projet aux implications nombreuses et colossales. Développement des infrastructures nordiques, amélioration des conditions de vie des populations autochtones, exploitation des gigantesques ressources minières contenues dans le ventre du Nunavik, augmentation de notre capacité énergétique, protection de la faune et de la flore, mise en valeur du potentiel récréo-touristique et occupation du territoire se rejoignent dans cet ambitieux plan qui constitue une nouvelle Baie James. Jean Charest met sur la table la seconde phase du développement du Nord québécois, que l’on attendait depuis longtemps, à un moment où les ressources qui s’y trouvent sont plus en demande que jamais. Comme je crois tous les militants présents au Conseil Général, j’ai été conquis par le projet et je m’en fais un défenseur.
À titre de Saguenéen, d’ailleurs, je ne puis que me réjouir de cette annonce. La région du Saguenay-Lac-St-Jean pourrait en effet devenir un carrefour de toute l’activité économique qui se développera au nord du 49e parallèle grâce à ce plan. C’est une occasion en or de faire de Ville de Saguenay la capitale du nord par des actions audacieuses au plan des infrastructures et du développement entrepreneurial. Nous avons bien besoin de cet élan économique, qui achèverait de renverser la tendance démographique actuelle à laquelle nous sommes confrontés et permettrait de progresser vers une diversification de notre économie. Ce Conseil Général a d’ailleurs été le théâtre de bien bonnes nouvelles pour les libéraux de Jonquière, dont les prochains mois seront forts occupés et productifs, je vous l’assure! Nous sommes confiants d’être en mesure de reprendre le comté lors des prochaines élections générales.
Parlant d’élections, les médias ont semble-t-il déjà fait un travail exemplaire pour tenter de déformer la réalité et faire dire à Jean Charest ou son entourage que des élections étaient imminentes au palier provincial. Tout ce qui a été dit, c’est qu’il n’est jamais exclu qu’un gouvernement minoritaire soit défait par l’opposition à tout moment (ce qui n’est pour l’heure à l’avantage d’aucun des partis d’opposition). Jusqu’à présent, selon ce que j’ai vu et entendu au Conseil Général (y compris ce qui n’a pas été capté par les médias), n’espérez pas d’élections avant le temps des fêtes. Pour y aller de ma petite prédiction personnelle, qui ne se base sur aucun fait mais uniquement sur mon instinct et mon bon sens, il serait nettement plus probable que le peuple du Québec soit appelé aux urnes vers le mois d’avril ou de mai 2009. Il est clair cependant que la teneur des discours prononcés par les gens du parti a changé depuis peu. Notre bilan a été mis de l’avant auprès des militants, et le libre-échange avec l’Europe conjugué au Plan Nord pourraient bien constituer les piliers centraux de notre prochaine campagne électorale. Les accents nationalistes adoptés par Jean Charest ne sont eux non plus pas innocents, même s’ils me plaisent beaucoup. Je trouve simplement dommage, en tant que bon “trippeux” de la question constitutionnelle, que celle-ci soit reléguée à plus tard, quand le fruit finira enfin par mûrir!





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