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04
mai
09

Jeter des ponts

PAR ALEXIS ST-GELAIS

Je crois déjà avoir fait mention de mon soutien au projet de construire un nouveau pont enjambant la rivière Saguenay dans la ville homonyme. En campagne électorale, un long billet aujourd’hui retiré du site faisait état de projets électoraux jamais traduits en promesses, ce qui m’avait d’ailleurs mené à une situation particulière vis-à-vis du député Sylvain Gaudreault (PQ). J’y expliquais entre autres l’utilité d’une nouvelle infrastructure de ce genre à titre d’exemple de ce qui pouvait être fait dans le cadre du plan d’infrastructures libéral.

J’avais entendu à plusieurs reprises que Ville Saguenay s’apprêtait à intégrer un tel projet à son plan d’urbanisme et Le Progrès-Dimanche est venu il y un moment le confirmer. Une étude de la firme Dessau à ce sujet a été remise à la municipalité, ce qui démontre son intérêt envers le projet. Je vais tenter d’obtenir plus d’informations sur le contenu exact de cette étude lors du Conseil municipal de ce soir, mais déjà, un chose se dégage clairement: la route planifiée passera légèrement à l’est des installations industrielles de Rio-Tinto Alcan et traversera le Saguenay à la hauteur du quartier St-Jean-Eudes (donc à l’ouest de l’arrondissement Chicoutimi, où est situé le pont actuel).

Cependant, un ingénieur, M. Charbonneau, préférerait que le pont soit plutôt situé à la hauteur de Rivière-du-Moulin, un quartier à l’est de Chicoutimi. Il avance que cette position permettrait un meilleur développement de la rive nord de la rivière et moins d’engorgement routier. C’est peut-être le début d’un débat sur l’endroit où l’on devrait construire un nouveau pont.

Je suis personnellement partisan de St-Jean-Eudes. Ce n’est pas parce que les arguments M. Charbonneau n’ont pas de sens, mais peut-être plutôt parce que je n’ai pas la même conception que lui de l’utilité du pont. Plusieurs considèrent en effet le projet de pont comme une solution à l’engorgement régulier de l’actuel pont Dubuc, alors que je le vois plutôt comme une voie de dérive du transport lourd. Vu sous cet angle, il ne serait pas judicieux de faire dériver le tracé de la nouvelle route vers l’est, donc plus loin des principales installations industrielles!

La principale raison pour que notre ville se dote d’un nouveau pont enjambant le Saguenay est, à mon avis, de nature principalement industrielle. Le transport lourd en provenance ou en direction de la Côte-Nord passe actuellement par la région de Charlevoix, où il doit d’abord traverser la rivière à bord d’un traversier pour ensuite emprunter une route sinueuse et parfois dangereuse le long du fleuve. S’il doit venir du côté de Saguenay, il n’a pas vraiment d’autre choix que de passer par la rive nord de la rivière et d’emprunter le pont Dubuc pour rejoindre les industries situées de l’autre côté. Or, le transport lourd endommage la chaussé bien plus rapidement que la circulation régulière sur le pont. De plus, les approches nord du pont Dubuc sont en forte pente, ajoutant un risque supplémentaire à la circulation de camions dans le secteur.

Avec la nouvelle route 175 qui est en voie d’être terminée dans la Réserve faunique des Laurentides, la tentation sera forte pour les camionneurs de changer leur itinéraire habituel pour emprunter le nouvel axe de circulation, beaucoup plus sécuritaire et aussi plus rapide qu’avant. Dans un tel cas de figure, ils emprunteront d’abord la route 172, qui longe la rive nord du Saguenay, pour ensuite traverser la rivière et joindre la 175. Le pont Dubuc risque de ne pas suffire à la tâche. Il est de plus assez éloigné des principales installations industrielles, situées autour des usines de Rio Tinto-Alcan.

Dans la perspective où la nouvelle usine AP-50 sera construite sous peu dans le même secteur et où les régions nordiques du Québec bénéficieront d’un plus grand développement prochainement (tant dans les secteurs énergétiques que miniers), Saguenay a le potentiel d’attirer à elle une bonne partie du transport lourd, avec l’activité économique qui en découle. En devenant un tel carrefour, la ville augmenterait la sécurité des routiers et le temps du transport serait réduit. Un nouveau pont servirait donc à faire le lien entre la 172 et la 175, tout en débouchant à proximité des installations industrielles principales et de terrains inoccupés pouvant amplement accueillir de nouveaux projets. Il pourrait devenir un convoyeur de développement économique.

Si l’on cherche à réduire la circulation régulière sur le pont Dubuc, ce pont n’est pas la bonne solution, d’autant plus que l’achalandage ne justifierait pas le projet. Je crois cependant que l’on gagnerait à mettre en perspective l’utilité réelle d’un nouveau pont en considérant son rôle sous l’angle du transport lourd.

Je reviendrai probablement sur le sujet ultérieurement, si je parviens à obtenir copie de l’étude Dessau.

27
jan
09

Macédoine du jour

PAR ALEXIS ST-GELAIS

En attendant le dépôt du budget fédéral…

Quelques calculs…

On connaît la majeure partie du budget fédéral à l’avance, dont la promesse d’investir 7 milliards de dollars dans les infrastructures. Au Québec, le gouvernement veut pour sa part investir 41 milliards dans ce secteur. Le Québec a des revenus annuels de 63 milliards (2008-2009) et une population de 7 687 068 habitants (2006). Il investit donc l’équivalent de 65% de ses revenus annuels au total dans les infrastructures, soit une dépense de 5333$ par habitant. Le Canada avaitpour sa part des revenus annuels de 242 milliards en 2008-2009, pour 32 852 849 habitants en 2007. Cela signifie 2,9% de dépenses en infrastructures comparativement aux revenus, une dépense de 213$ par personne… Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai une drôle d’impression que l’effort n’est pas très vigoureux du côté fédéral!

Ajout: Finalement, le fédéral investirait, avec le budget, 11,8 milliards de dollars dans les infrastructures, pour 225 milliards de revenus (les chiffres précédents étaient des prévisions). Ce n’est tout de même que 5,2% des revenus et 359$ par habitant pour les infrastructures.

Un chef rassembleur!

Incroyable. Le tact et la bonhomie de Stéphane Gendron sont renversants. Cherchant à tout prix à s’imposer comme le nouveau chef de l’ADQ, il remet les seuls députés élus sous cette bannière à leur place en leur disant en substance qu’ils n’ont pas d’envergure et que leur opinion ne compte pas. Comme stratégie de séduction, j’ai rarement vu pire. Comment cet homme peut-il ensuite venir prétendre qu’il reconstruira ce parti? Avec Stéphane Gendron, l’ADQ est promise à de beaux déchirements.

Un rendez-vous manqué de plus pour la souveraineté

Après une énième tentative de revamper son option, le Parti Québécois aurait échoué une fois de plus. C’est le constat que tire Jonathan Valois, unique candidat à la présidence du PQ, quelques jours après que sa chef Pauline Marois ait déclaré avec Gilles Duceppe que la souveraineté se portait très bien, merci. Peut-être que la seule bonne conclusion à tirer pour le moment serait qu’il est impossible d’inventer des arguments pour faire la promotion de cette idée et que la vieille réthorique sur notre inféodation socio-économique, encore valable dans les années 1960 et 1970, n’est plus utilisable.

Si la souveraineté devait un jour se concrétiser, je doute de plus en plus que le PQ en serait l’instigateur.

Une idée pour contrer la convergence des médias

Le conflit au Journal de Montréal découle entre autres de la volonté de l’empire médiatique Québécor de centraliser ses services de nouvelles, afin d’alimenter plusieurs médias à partir des mêmes sources. Ce serait encore une fois un coup dur pour la diversité de l’information déjà mise à mal au Québec. Pourrait-on imaginer une nouvelle législation interdisant à une entreprise de posséder des actifs dans plus d’un média autre qu’Internet? Ainsi, il serait impossible à quiconque de posséder un poste de radio et un journal, ou une chaîne de télévision et un magazine.

26
nov
08

Mon humble avis sur… le débat provincial

PAR ALEXIS ST-GELAIS

J’ai écouté le débat d’hier soir en bonne compagnie, ce qui n’était pas de trop pour passer le temps lorsque tous les participants jacassaient simultanément leurs lignes. Les “monssssssssieur” de Pauline Marois cherchant à tout prix à couper la parole aux autres étaient, dans ces moments, particulièrement pénibles. Voici donc ma tout première conclusion au sujet du débat: j’espère qu’il annonce la mort définitive de la formule assise, un véritable “fiasco” comme dirait la chef péquiste. C’est le gage d’un débat brouillon, confus et hors de contrôle. Vivement un format où les temps de parole sont bien définis, comme à l’Assemblée Nationale!

Les analystes et médias sont partagés. Au final, je crois que l’on peut dire qu’il n’y a pas eu de vainqueur ou de perdant dans ce débat. Il n’y a pas eu non plus beaucoup de contenu: les échanges ressemblaient à un vaste “remake” des événements s’étant déroulés depuis le 5 novembre dernier, avec les mêmes promesses de chaque côté, les mêmes critiques, les mêmes contre-arguments. C’était un peu ennuyeux pour ceux qui, comme moi, se sont tenus au courant de l’actualité politique récente au Québec, et ce même si le débat en soi était plus intéressant et accrocheur qu’au fédéral (oserais-je dire que c’est grâce aux propositions des négociateurs libéraux quant au format du débat, qui ont sauvé quelques traditions capitales des éditions antérieures?).

Si l’on me demande absolument de qualifier la performance de chaque chef, je dirais que Mario Dumont a été le plus solide. Ses discours d’ouverture et de fermeture ont été les meilleurs, résumant bien la pensée de l’ADQ ainsi que les grandes lignes du programme de son parti. Il a montré son côté le plus démagogique, celui qui peut généralement lui faire gagner des votes, quoique le truc commence à s’user. La trame de fond de son message était de confondre le PQ et le PLQ dans une seule et même masse, les “vieux partis”, ce qui correspond à une position tout aussi “vieille” de l’ADQ. Ce qui est beaucoup plus surprenant, c’est que Mario Dumont a partiellement abandonné son rôle d’opposition pour donner à trois reprises son appui au plan libéral (pour le Plan Nord, la suppression de la TVQ sur les produits culturels et le programme de rénovation résidentielle). Le mouvement est audacieux, mais on en a abusé: en usant de cette technique à trois reprises, Mario Dumont semble donner le feu vert à ses troupes pour voter libéral, un choix peut-être pas si mauvais. De plus, le chef adéquiste n’a pas énormément de mérite à avoir offert la meilleure performance: il n’était la cible d’aucune attaque, autre signe que sa formation politique ne suscite plus beaucoup d’intérêt. Enfin, il subsite entre les adéquistes et moi-même des divisions idéologiques profondes, qui sont ressorties une fois de plus quand Mario Dumont a fait référence à ses promesses de privatiser partiellement Hydro-Québec (ce qui est, comme je l’ai déjà dit, inutile) et le système de santé (on ne m’a toujours pas convaincu de l’utilité ou de la justification morale de cette manoeuvre). Bref, Mario Dumont a été fidèle à lui-même: clips et démagogie, avec une erreur tactique, mais ce n’est simultanément plus le Dumont porteur d’espoir de changement d’antan. Signe des temps.

Jean Charest a offert une performance nettement supérieure à celle du débat des élections de 2007. Alors que tous s’attendaient à ce qu’il adopte à nouveau une attitude posée et défensive, il a su trouver plusieurs répliques intéressantes et porter quelques coups. Il a évité les pièges de l’opposition et a bien exploité une faiblesse de Pauline Marois en faisant admettre à cette dernière qu’elle avait les mains liées par le mouvement souverainiste (elle vous dira le contraire, et c’est probablement ce qu’elle voulait dire, mais la réalité montre qu’elle est bien en partie prisonnière de son option). Jean Charest, plus faible sur la question de la santé, s’est très bien repris dans le thème de l’avenir du Québec, où il s’est positionné sur la réouverture de la Constitution et sa vision de développement pour notre province. Dans la période réservée à la famille, il a démonté les prétentions de Pauline Marois selon lesquelles elle aurait été la seule et unique messie ayant permis d’ériger notre système familial, le meilleur du monde, en redémontrant que les allocations familiales sont l’une des pierres angulaires de l’aide aux familles au Québec. On a malheureusement eu beaucoup de difficulté à comprendre le message de Jean Charest ou celui de ses opposants dans la section sur l’économie, où chacun lançait ses chiffres dans un chaos obscur. Il est d’ailleurs dommage que l’opposition ait encore fait dévié la question sur les pertes de la Caisse de dépôt, un enjeu somme toute bien secondaire (ceux qui ignorent encore que la Caisse a enregistré des pertes sont assez mal informés, non?) dans ce vaste dossier. Vous remarquerez que ni Mario Dumont ni Pauline Marois n’ont essayé d’expliquer pourquoi ils étaient contre le programme des infrastructures, salué par plusieurs groupes d’expert comme Desjardins comme étant la clef qui permettra peut-être au Québec d’éviter la récession.

Je suis enfin en désaccord avec ceux qui disent que Pauline Marois a offert la meilleure performance. Je l’ai personnellement trouvée obséquieuse dans ses discours d’ouverture et de fermeture, arborant un sourire artificiel et un ton doucereux qui ne cadrait pas du tout avec la teneur de ses propos. Dans la partie sur la santé, elle a réussi à éviter de toujours se faire remettre sur le nez les lacunes du PQ dans ce dossier, malgré le fait que je ne comprenne toujours par pourquoi elle prétend que les médecins mis à la retraite devraient, moins de dix ans plus tard, tous être remplacés (il faut pas mal plus de temps que cela pour former un médecin). Tant pour cette thématique que dans celle de l’économie, elle avait la bonne gestuelle, des mots heureux et se défendait correctement. Toutefois, lorsque le débat s’est transporté sur la famille et l’avenir du Québec, elle s’est emportée à plusieurs reprises, faillissant à contrôler ses émotions et faisant constamment appel à Stephan Bureau pour tenter d’interrompre ses adversaires avec des phrases mal assurées ou répétées jusqu’à plus soif.

Je vous préviens tout de suite: cette constatation n’a strictement rien à voir avec le fait que Pauline Marois soit une femme. S’il y a une personne pour qui la couleur de la peau ou le sexe n’a aucune espèce importance en politique, c’est bien moi: je me concentre sur le message et les attitudes. Parlant de message, Mme Marois a souligné à plusieurs reprises pendant le débat qu’elle avait un plan pour le Québec. Je n’ai pourtant aucune idée, après deux heures d’écoute attentive, de ce qui est contenu au juste dans ce plan. La chef péquiste a manqué son occasion de le développer devant l’électorat dans la section sur l’avenir du Québec, préférant retomber dans les méandres usés de la souveraineté (ne nous leurrons pas, avec la façon dont le rapatriement des pouvoirs culturels est abordée par le PQ, les chances pour que le fédéral accepte la proposition sont situées entre rien et zéro, ce qui nous mènera automatiquement à un nouveau référendum, qui serait d’ailleurs perdant et donc parfaitement inutile). Je ne sais toujours pas ce que le PQ propose aux Québécois, à part de remplacer Jean Charest et de sortir des médecins et des CPE de nulle part à l’infini pour régler tous les problèmes de la santé et de la famille.

D’ailleurs, je n’ai pas de médecin de famille et m’en donner un serait une dépense complètement inutile, tout comme pour de nombreux autres Québécois… Pourquoi persister dans cette voie?

Dans tous les cas, je réitère que les débats assis sont moins propices à aider les électeurs dans leur choix que la formule traditionnelle. Les discussions d’hier étaient vivantes, mais sans grande nouveauté ni gagnant ou perdant.

25
nov
08

Mes mesures favorites

Le Parti libéral du Québec offre sur son site web sa plate-forme électorale, disponible en format PDF. On y retrouve plusieurs mesures dont il a déjà été question dans la campagne jusqu’à présent, ainsi que d’autres adoptées par les militants depuis 2007. J’ai bien entendu mes mesures favorites: voici lesquelles et pourquoi.

Monique Jérôme-Forget et Michelle Courchesne étaient de passage aujourd’hui au Saguenay pour annoncer l’une des promesses qui, à mon sens, sont les plus prometteuses de la plate-forme libérale. Il s’agit d’étendre l’actuel crédit d’impôt pour les jeunes s’établissant dans les régions éloignées de trois manières. D’abord, on augmentera le montant total du crédit de 8000$ à 15 000$, ce qui ajoute à l’attrait exercé par cette mesure auprès des jeunes. Ensuite, ce crédit sera étalé sur cinq ans au lieu de trois, permettant un enracinement plus profond des nouveaux habitants: c’est la clef du succès pour éviter que les jeunes ne repartent après avoir bénéficié de la mesure. Enfin, ce même crédit sera offert aux immigrants dont le diplôme a été reconnu et qui veulent venir s’établir en région. Vous le savez, je considère que la régionalisation de l’immigration au Québec est une solution à la fois pour les problèmes d’intégration vécus essentiellement à Montréal et à la pénurie de main-d’oeuvre spécialisée (notamment en santé et en ingénierie) vécue dans plusieurs régions. J’applaudis donc cette promesse.

Le volet énergétique du Plan Nord m’attire également. Ce sont 3500 MW supplémentaires qui s’ajouteront à la puissance installée québécoise, permettant à la fois le soutien de nos industries et le développement économique, la satisfaction de nos besoins internes et l’intensification de l’exportation, qui représente un revenu important pour notre État. Il faut d’ailleurs noter que de ce total, 700 MW seront réservés à des énergies dites alternatives, comme l’énergie solaire, éolienne ou hydrolienne. Ce sont des avenues qui méritent d’être explorées, surtout en ce qui a trait à l’éolien (le Nord du Québec recèle un fabuleux potentiel à ce niveau) et à l’hydrolien, méthode de turbinage des cours d’eau bien moins invasive que les barrages hydroélectriques (il s’agit en résumé de construire des “éoliennes” fonctionnant avec le courant d’une rivière plutôt qu’avec le vent). L’implantation de l’Institut National des mines à Val-d’Or est également une excellente nouvelle pour les habitants de l’Abitibi, région encore riche en ressources minérales. Le développement minier et énergétique peut avoir des retombées très positives pour les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, du Saguenay-Lac-St-Jean et de la Côte-Nord, qui en ont bien besoin.

La bonification du plan des infrastructures m’interpelle tout autant. Les 4 milliards supplémentaires permettront d’intensifier l’activité économique au Québec en créant de nombreux emplois tout en rénovant nos infrastructures scolaires, sportives, communautaires, culturelles, routières, hospitalières, etc. L’amélioration du transport en commun à Montréal est un axe primordial pour y diminuer la pollution et faciliter la vie des habitants de la métropole québécoise et de ses environs, en rendant les déplacements plus fluides. Quant au projet du train Québec-Windsor, il s’agit d’un projet de toute première importance, qui pourrait devenir une colonne vertébrale économique pour notre province en rendant la main-d’oeuvre très fluide le long du fleuve St-Laurent.

Autres points économiques cruciaux, l’accroissement de nos interactions avec des partenaires différents des États-Unis (Europe, Ontario, autres provinces canadiennes) ainsi que la mise en marché des innovations québécoises permettront de mieux faire face à la crise économique. Le premier point, très vaste, entre dans une démarche de diversification de la clientèle d’exportation du Québec. Notre dépendance économique face aux États-Unis recèle des dangers, dont celui de couler avec eux lorsqu’ils entrent en récession: il est urgent de réduire les risques associés à cette réalité. Quant aux innovations, elles forment un nouveau créneau de développement économique où nous sommes concurrentiels au niveau mondial, ce qui est de moins en moins le cas dans les secteurs manufacturiers et forestiers. L’aide à la mise en marché des inventions québécoises, ainsi que le congé fiscal de 10 ans sur les produits brevetés par des institutions québécoises, encouragent le développement de cette activité économique pleine d’avenir pour notre nation. D’autres mesures sur la recherche contre le cancer permettront une intensification de la lutte contre cette maladie, tout en encourageant une fois de plus le secteur de l’innovation technologique et scientifique.

Je salue enfin l’abolition de la TVQ sur les produits culturels québécois, une promesse qui viendra en partie contrecarrer les coupes en culture réalisées par le gouvernement fédéral. Il ne faut pas non plus oublier l’ouverture qui est faite à l’amélioration du régime de prêts et bourses dans le programme libéral, même si la question pourrait être plus abondamment fouillée.

Avec ce genre de mesures, le Québec sera bien outillé pour faire face à la musique pour les quatre prochaines années. À la population, maintenant, de voir ce qu’elle en pense. Le débat des chefs marquera à ce titre un tournant dans la campagne, et j’espère qu’il permettra à de nombreux électeurs d’arrêter leur choix.

18
nov
08

C’est la panique

Rien ne va plus à l’ADQ! Ce ne sont plus maintenant que les candidats et partisans déçus qui se désolent des déboires de la formation de Mario Dumont. Le chef lui-même s’est adonné à un exercice auquel l’on ne se livre habituellement qu’après un scrutin, en prenant sur ses épaules les problèmes de son parti et en reconnaissant que celui-ci a commis de très nombreuses erreurs pendant le dernier mandat. Quand, en pleine campagne électorale, un chef va dire que son parti n’était pas prêt à être l’opposition officielle, il y a de quoi rester perplexe quant à la capacité de l’ADQ de garder de la crédibilité.

Il y a aussi cette accusation ridicule lancée par Mario Dumont à l’égard de Tout le Monde en Parle, à savoir que Guy A. Lepage et son équipe auraient été complaisants avec le chef libéral. On dirait que Mario Dumont a manqué plusieurs épisodes… Je crois en effet qu’absolument personne au Québec ne pourrait dire de l’humoriste et animateur à la barre de la messe dominicale de Radio-Canada qu’il a des sympathies libérales, ou qu’il se retiendrait de taper joyeusement sur la tête des libéraux s’il avait à le faire. Mario Dumont a plutôt la frousse de se retrouver sur le plateau et d’être incapable d’expliquer correctement ses idées, comme ce fut le cas en 2007.

Ce n’est pas tout. Alors qu’il est historiquement reconnu, sauf par certains anarchistes, qu’il est salutaire d’investir dans les infrastructures et de réinjecter de l’argent public dans l’économie en période de crise, Mario Dumont s’obstine dans ses principes et dénonce les milliards de dollars de promesses du PQ et du PLQ. Pourtant, cet argent serait dédié à des investissements structurants, surtout dans le cas du programme libéral. Comme l’a si bien dit M. Parizeau à (tiens tiens) Tout le Monde en Parle, un déficit n’est pas acceptable pour payer l’épicerie. Par contre, quand on veut rénover et agrandir la maison, il est parfaitement légitime d’investir, même si cela signifie un déficit.

Il y a enfin la question de la procréation assistée. Une résolution adoptée à l’unanimité par les militants libéraux au dernier Conseil Général de septembre (j’y étais, d’ailleurs) permettrait aux couples éprouvant des difficultés à avoir un enfant de se faire rembourser leurs deux premières tentatives d’implantation d’un embryon. L’ADQ, au lieu de se réjouir de cette avancée dans la pensée du PLQ qui s’opposait auparavant à la mesure, la critique. Si Mario Dumont tenait tant à l’intérêt des familles du Québec, et non à celui de son parti, il se réjouirait que la question fasse désormais l’unanimité entre les trois formations politiques principales du Québec.

J’en profiterai pour répondre à nouveau à tous ceux qui se scandalisent des 83 millions de dollars qui seront dépensés pour la présente campagne, clamant que ce montant aurait plutôt dû être injecté dans l’économie. Cet argent servira à deux choses. D’abord, il sera utilisé pour rembourser les dépenses des principaux partis politiques: affiches électorales (imprimées au Québec), publicités (faites et diffusées au Québec), location de locaux électoraux (au Québec, bien sûr), frais divers (repas et transport, au Québec), etc. Ensuite, une bonne partie de cet argent servira à payer les nombreux travailleurs d’élection, qu’ils soient affiliés à un parti ou non, et qui résident tous au Québec. Faites un bref calcul: vous vous rendrez compte que l’intégralité du 83 millions de dollars sera dépensée au Québec, et contribuera à faire rouler notre économie. Il s’agit d’argent directement injecté dans notre système économique interne.

Un petit clin d’oeil également à ceux qui, je le pense désormais, m’observent à Jonquière: les équipes de messieurs Sylvain Gaudreault (PQ) et Marc Jomphe (ADQ). En effet, j’ai eu des réponses d’individus provenant des deux comités électoraux, ou du moins qui semblent y être reliés. Je vous souhaite une bonne campagne, mais je vous préviens que l’on vous fera une chaude lutte!

13
nov
08

Jonquière: les priorités de Martine Girard

Martine Girard, la candidate libérale dans le comté de Jonquière, a dévoilé hier ses priorités électorales pour le comté et la région. Elle était présente dans son local électoral de la rue St-Dominique à Jonquière avec de nombreux militants de tout âge pour lancer officiellement sa campagne devant les journalistes.

D’abord, Mme Girard a tiré le triste constat suivant: au Saguenay-Lac-St-Jean, le taux de chômage chez les 15-24 ans, particulièrement les jeunes hommes, frise le 21%. Parallèlement à cela, une part croissante de nos industries manquent de main-d’oeuvre. On pense par exemple au secteur de la mécanique automobile ou encore aux techniciens dans les secteurs de l’aluminium (techniciens de laboratoire, génie chimique, hygiène industrielle, etc.). Le secteur des services semble lui aussi connaître une pénurie grandissante de travailleurs. La candidate libérale compte donc travailler d’arrache-pied à faire le lien entre les besoins du marché de la main-d’oeuvre et les centres de formation, pour donner de l’emploi à notre jeunesse et permettre à notre économie de pourvoir à ses besoins. En tant que femme très impliquée dans le milieu de l’éducation depuis longtemps, elle est particulièrement bien placée pour ce faire.

Simultanément, elle souhaite pouvoir, une fois élue, revenir après quatre ans et dire à la population que le solde migratoire négatif au Saguenay-Lac-St-Jean n’est plus qu’un mauvais souvenir. L’économie joue à ce sujet un rôle crucial, et en plus d’orienter la main-d’oeuvre vers les secteurs névralgiques, Martine Girard compte diversifier nos activités, militer activement pour la création d’emplois et relancer nos grands travaux d’infrastructures. La fierté régionale et le sentiment d’appartenance au Saguenay-Lac-St-Jean sont également des paramètres primordiaux dont il faut tenir compte pour retenir et ramener les gens dans notre région.

Toujours en lien avec les infrastructures, la candidate désire profiter de l’ambitieux plan libéral pour donner un second souffle aux centres-villes du comté. De par son histoire, Ville Saguenay en compte plusieurs, dont trois sont situés à Jonquière (Jonquière, Kénogami et Arvida). Sylvain Gaudreault a lui aussi fait mention de cet enjeu de plus en plus important pour la ville dans son programme, mais il n’a pas profité de ses deux années au pouvoir pour aller siéger sur les comités déjà en place pour étudier la problématique, a dénoncé Martine Girard.

 Elle y est également allé d’une petite salve à l’égard de l’ADQ. Questionnée par un journaliste à savoir ce qu’elle pensait d’un candidat adéquiste ayant déclaré que le parti de Mario Dumont abolirait les crédits préférentiels accordés aux régions ressources, Martine Girard a répliqué qu’il s’agissait là d’un excellent argument pour voter pour le Parti libéral du Québec.

Par ailleurs, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a ouvertement appuyé le PLQ récemment, en déclarant aux médias que si Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard pouvaient se réjouir à ce point des investissements et développements dans leurs comtés, c’était forcément parce que le gouvernement Charest faisait de l’excellent travail pour la région et la ville. Martine Girard, qui a rencontré le maire avant sa présentation d’hier, a déclaré qu’elle avait le soutien de nombreuses personnes du niveau municipal et qu’elle s’engageait à collaborer avec l’administration de Saguenay pour faire avancer les dossiers chers à la ville. L’échevin Raoul Simard, de St-Jean-Eudes, était présent à la conférence de presse, et son collègue Bernard Noël d’Arvida a quitté le local électoral peu avant le début du discours de Martine Girard.

Note de fin

 

Je me suis rendu compte que la publication du petit “À lire aujourd’hui” sur mes billets était un peu superflue, puisque la plupart de mes lecteurs sont déjà fort au fait de l’actualité. Elle ne sera donc plus ajoutée.

11
nov
08

Mais que fait l’opposition?

Après presqu’une semaine de campagne électorale, rien ne va bien du côté de l’ADQ et du PQ. Je m’en confesse, je suis le premier surpris: je croyais que l’équipe de Pauline Marois, au moins, nous livrerait une chaude lutte. L’opposition a toutefois réussi à se mettre les pieds dans les plats dans une succession pour le moins spectaculaire de bourdes et de tuiles. C’est d’autant plus étrange que l’ADQ comme le PQ ont souvent menacé Jean Charest de déclencher des élections. Ils auraient donc dû être prêts…

Du côté de l’ADQ, on sent l’improvisation. Mario Dumont tire de tous les côtés des ballons d’essai, pour tenter de susciter une réaction semblable à celles des accommodements raisonnables et des viaducs pendant la dernière campagne. Pendant ce temps, des partisans déçus de l’ADQ, majoritairement passés aux libéraux, expriment leur amertume dans les médias. On a ainsi appris que des adéquistes ne comprenaient rien à l’autonomisme, et que d’autres avaient quitté le parti après de profondes déceptions face à un Mario Dumont plutôt opportuniste. L’un des députés sortant de l’Action Démocratique du Québec a avou candidement que son parti prenait l’eau, et d’anciens partisans souhaitaient publiquement que le parti fasse une chute spectaculaire le 8 décembre. Simultanément, Mario Dumont propose de privatiser Hydro-Québec, une véritable bombe qui risque de lui rester dans les mains. Lorsqu’il peut enfin dégager un peu de marge de manoeuvre pour attaquer, son parti publie des vidéos qui dénoncent… Pauline Marois! Cela a d’ailleurs déclenché une tempête de protestations.

J’ai d’ailleurs remarqué que les pancartes de l’ADQ sont assez révélatrices de l’esprit qui règne dans le parti. Les affiches du candidat local sont très petites, alors que celles de Mario Dumont sont longues et mettent le chef très en évidence. Le parti d’un seul homme, ça ne se dément pas…

Les mauvaises nouvelles se sont accumulées pour le Parti Québécois. Dès le début de la campagne, on apprenait que le parti était complètement fauché, allant jusqu’à renoncer à consulter ses militants sur sa plate-forme électorale en Conseil National. Un sixième (soit six) des députés ont décidé de quitter la vie politique avant les élections. Pauline Marois est perçue comme étant snob par ses propres militants, ce qui a transpiré dans les médias à la suite d’une fuite interne. En plus, des militants souverainistes ont ouvertement critiqué la direction donnée par le parti à l’investiture de Scott McKay, alors que les patriotes et autres regroupements indépendantistes critiquaient le PQ. La FTQ a refusé de donner son appui à la formation souverainiste, sur lequel Pauline Marois et ses lieutenants comptaient sans doute. Par ailleurs, la plate-forme électorale péquiste a été dévoilée relativement dans l’ombre, comme si on ne voulait pas trop en parler… C’est sans parler des pancartes du PQ, où Pauline Marois a un air plutôt éthéré, ce qui n’a rien d’aidant pour son image.

Aucun des deux partis n’aura su récupérer à temps l’enjeu du déclenchement des élections. Dans les intentions de vote, les choses ont peu évolué: 41% pour le PLQ, 35% pour le PQ, 14% pour l’ADQ. Mais que fait l’opposition? Remarquez, je ne vais pas m’en plaindre…

Pendant ce temps, à Jonquière et au Saguenay-Lac-St-Jean

Les cinq candidats libéraux (Georges Simard [Roberval]; Pierre Simard [Lac-St-Jean]; Martine Girard [Jonquière]; Joan Simard [Chicoutimi]; Serge Simard [Dubuc]) ont présenté leurs priorités régionales cette semaine. En tête de liste se situe la complétion de l’autoroute 70 selon un échéancier serré. Cette route, qui constitue un axe Est-Ouest crucial pour la région, avance à pas de tortue depuis les années 1970! Le tourisme, la crise forestière, le développement de l’industrie de l’aluminium et l’économie sont d’autres thèmes dominants abordés par les candidats libéraux régionaux. Un peu plus de détails ici.

Malgré ce qu’en dit Carol Néron, l’éditorialiste du journal Le Quotidien, les pancartes sont très nombreuses à Jonquière. C’est le PLQ qui a ouvert le bal jeudi passé (et en ont ajouté beaucoup depuis), rejoint par le PQ en fin de semaine. Ce matin, les adéquistes ont fermé la marche avec leurs affiches. Du côté de la plate-forme électorale, j’ai participé à près de 7 heures de réunion au cours de la dernière fin de semaine, afin de travailler notre programme local. Il prend de plus en plus forme, et j’ai hâte de pouvoir vous en faire part officiellement…

Sylvain Gaudreault, le péquiste sortant, a ouvert sa campagne hier soir dans son local électoral. Sa priorité se situe autour de la revitalisation des centre-villes (je peux déjà vous dire qu’il en sera également pas mal question dans notre plate-forme libérale), mais il conserve la majeure partie de ses promesses pour plus tard. Quant à Martine Girard, elle lancera officiellement sa campagne devant les médias demain à 10h, à son local électoral.

La joute commence à peine dans Jonquière.

À lire aujourd’hui dans Le Quotidien, Cyberpresse et Le Devoir

L’économie, une véritable obsession; Les enfants «mals préparés à la vie», dénonce Dumont; Le Parti libéral du Québec perd des appuis (le titre me semble trompeur…); Salaire minimum: promesses «démesurées et hasardeuses»«Un enfant, une place»; Débat des chefs: isolé, le PLQ va faire une proposition; Journée noire pour Mario Dumont

09
nov
08

Le plan du PLQ: les moyens de nos ambitions

Après l’inefficacité du plan adéquiste, et la modestie de celui du PQ, j’ai été heureux de découvrir le plan libéral qui, s’il ne réinvente pas la roue, jette certainement de solides bases pour faire face à une possible crise économique. Les interventions proposées, faites dans des secteurs utiles, recevront suffisamment de fonds pour avoir un impact réel sur notre situation économique et nous aider à sortir de l’ornière.

Le point le plus important du programme économique libérale est, à mon sens, l’accroissement des investissements dans les infrastructures. Au plan précédent de 31 milliards s’ajoutent 10 milliards de dollars d’ici 2013. C’est donc dire que le PLQ mettra en circulation des milliards de dollars, soit une masse monétaire considérable qui est fortement susceptible de relancer la consommation, et donc l’économie. Mieux encore, ce type d’investissements crée de la richesse, puisqu’il rénove et bonifie nos actifs collectifs: routes, hôpitaux, écoles, arénas, ponts et viaducs, ouvrages hydro-électriques, centres communautaires… Toutes les régions du Québec pourront profiter de cette manne pour mettre à jour leurs infrastructures.

La création d’un fonds de démarrage d’entreprises et le soutien à la commercialisation d’innovations québécoises est un autre point particulièrement important. Quand nos industries forestières et manufacturières chancellent, il faut, sans les délaisser, se tourner vers de nouveaux créneaux économiques où nous pouvons être compétitifs. La diversification de notre économie passe par la fondation de PME innovantes et créatrices. D’autre part, le dernier gouvernement libéral a fait de notre fiscalité l’une des plus compétitives du monde à la fois pour les entreprises et pour l’innovation, ce qui laisse largement la place à la prolifération des entreprises à caractère technologique, investissant fortement en recherche et développement. Ces créneaux peuvent ensuite engendrer des revenus extrêmement intéressants lorsque nos inventions sont commercialisées.

En période d’incertitude économique, la consommation diminue forcément. Une façon efficace de contrer cet effet est de maintenir ou d’augmenter le pouvoir d’achat des ménages. Que ce soit en augmentant l’aide sociale de 2,36%, en libérant plus de fonds chez les retraités en augmentant la libération fiscale pour revenus de retraite ou en augmentant le salaire minimum d’un dollar d’ici 2010, à 9,50$/h, le plan libéral contribuera à maintenir le niveau de consommation et à relancer l’économie.

Enfin, le plan libéral permettra de consolider nos emplois et nos entreprises. En assumant une large part (75%) des frais de formation de la main-d’oeuvre et en soutenant les revenus des travailleurs en formation, on assure aux salariés qui perdront leur emploi dans un domaine en déclin de pouvoir se placer à nouveau ailleurs, et qu’ils seront plus performants dans les tâches qu’ils accomplissent. L’augmentation des prêts et subventions aux entreprises, qui fournira à ces dernières le capital nécessaire pour traverser les jours les plus sombres, proviendra de la Société Générale de Financement. Cette manoeuvre évite de toucher à la Caisse de Dépôt, un organisme qui gère les fonds de pension des travailleurs et dont on ne doit pas mettre le capital en danger. Il serait dramatique de dilapider les fonds de retraite de milliers de gens…

Bref, j’adhère entièrement aux principes du plan libéral, et j’applaudis aux moyens qu’il envisage pour les appliquer. Cela me confirme à nouveau que j’ai fait le bon choix de parti.

À lire aujourd’hui sur Cyberpresse et Canoë:

Foire d’empoigne au PQ; Le gars qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une alumette; Marois dévoile sa plate-forme en catimini; Charest défend sa gestion de la crise de la listériose; La ministre sort de ses gonds; Plusieurs insatisfaits;

29
sept
08

Conseil Général: Un plan ambitieux

Le Conseil Général du PLQ qui s’est achevé vers 12h est une réussite à tous les points de vue. Il m’était hélas impossible de vous écrire directement depuis le plancher. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas mauvais, car je ne trouve pas mon expérience de live-bloging très concluante… À vous d’en juger.

La matiné a débuté par un huis clos dont je ne vous parlerai pas du contenu pour des raisons évidentes. Ensuite, Alain Paquet et son groupe de réflexion sont venus nous faire part de l’état actuel de leurs travaux sur la productivité québécoise et la prospérité de notre province. Il n’y a pas encore de propositions concrètes sur la table, mais de bonnes orientations: encouragement de l’entreprenariat, amélioration de la mobilité de la main-d’oeuvre, concertation et collaboration plutôt que confrontation dans les milieux du travail, etc. Un seul point m’a moins plu, et bien que j’aie posé la question, je n’ai pas obtenu de réponse directe. On a en effet souligné, et avec justesse, que la fiscalité entrepreneuriale du Québec était l’une des plus compétitives au monde, sinon la première de classe. C’est donc dire que c’est au Québec (oui oui, devant les États-Unis ou l’Alberta, par exemple) qu’il coûte actuellement le moins cher de démarrer une entreprise, d’y investir et de la maintenir. Toutefois, un élément important de la réflexion à l’heure actuelle repose sur l’allégement de la réglementation de ce secteur et la construction d’une meilleure fiscalité. Or, si nous sommes les meilleurs, pourquoi vouloir encore faire plus? Le véritable enjeu ne serait-il pas plutôt de faire savoir aux gens que c’est ici, et non comme on le pense souvent chez nos voisins du sud, qu’il est le plus intéressant de venir faire des affaires? J’ai senti là une pointe purement idéologique que je m’explique moins, et d’autres militants m’ont confié être d’accord avec moi à ce sujet. Il faudra voir les résolutions finales qui seront proposées par le groupe de travail.

Le véritable point d’orgue du Conseil a indubitablement été la très solide présentation finale de Jean Charest. Il nous a fait une présentation complète, bien structurée et visuellement impressionnante de son Plan Nord. Préparez-vous, amis blogueurs: vous entendrez parler très souvent de ce projet aux implications nombreuses et colossales. Développement des infrastructures nordiques, amélioration des conditions de vie des populations autochtones, exploitation des gigantesques ressources minières contenues dans le ventre du Nunavik, augmentation de notre capacité énergétique, protection de la faune et de la flore, mise en valeur du potentiel récréo-touristique et occupation du territoire se rejoignent dans cet ambitieux plan qui constitue une nouvelle Baie James. Jean Charest met sur la table la seconde phase du développement du Nord québécois, que l’on attendait depuis longtemps, à un moment où les ressources qui s’y trouvent sont plus en demande que jamais. Comme je crois tous les militants présents au Conseil Général, j’ai été conquis par le projet et je m’en fais un défenseur.

À titre de Saguenéen, d’ailleurs, je ne puis que me réjouir de cette annonce. La région du Saguenay-Lac-St-Jean pourrait en effet devenir un carrefour de toute l’activité économique qui se développera au nord du 49e parallèle grâce à ce plan. C’est une occasion en or de faire de Ville de Saguenay la capitale du nord par des actions audacieuses au plan des infrastructures et du développement entrepreneurial. Nous avons bien besoin de cet élan économique, qui achèverait de renverser la tendance démographique actuelle à laquelle nous sommes confrontés et permettrait de progresser vers une diversification de notre économie. Ce Conseil Général a d’ailleurs été le théâtre de bien bonnes nouvelles pour les libéraux de Jonquière, dont les prochains mois seront forts occupés et productifs, je vous l’assure! Nous sommes confiants d’être en mesure de reprendre le comté lors des prochaines élections générales.

Parlant d’élections, les médias ont semble-t-il déjà fait un travail exemplaire pour tenter de déformer la réalité et faire dire à Jean Charest ou son entourage que des élections étaient imminentes au palier provincial. Tout ce qui a été dit, c’est qu’il n’est jamais exclu qu’un gouvernement minoritaire soit défait par l’opposition à tout moment (ce qui n’est pour l’heure à l’avantage d’aucun des partis d’opposition). Jusqu’à présent, selon ce que j’ai vu et entendu au Conseil Général (y compris ce qui n’a pas été capté par les médias), n’espérez pas d’élections avant le temps des fêtes. Pour y aller de ma petite prédiction personnelle, qui ne se base sur aucun fait mais uniquement sur mon instinct et mon bon sens, il serait nettement plus probable que le peuple du Québec soit appelé aux urnes vers le mois d’avril ou de mai 2009. Il est clair cependant que la teneur des discours prononcés par les gens du parti a changé depuis peu. Notre bilan a été mis de l’avant auprès des militants, et le libre-échange avec l’Europe conjugué au Plan Nord pourraient bien constituer les piliers centraux de notre prochaine campagne électorale. Les accents nationalistes adoptés par Jean Charest ne sont eux non plus pas innocents, même s’ils me plaisent beaucoup. Je trouve simplement dommage, en tant que bon “trippeux” de la question constitutionnelle, que celle-ci soit reléguée à plus tard, quand le fruit finira enfin par mûrir!

03
mar
08

Des sous pour nos routes!

Je vais vous le dire franchement: la dernière étude de l’Institut Économique de Montréal (IEDM) me plaît énormément. En substance, elle propose que l’on instaure le principe de l’utilisateur-payeur sur les grands axes routiers du Québec, dégageant des fonds très utiles pour maintenir nos routes en bon état. Les estimations tournent autour de 1,6 milliards de dollars par année. Ainsi, l’ère des viaducs fissurés et des nids-de-poules pourrait bien passer derrière nous.

Mais cette suggestion me fait d’autant plus plaisir que, dans quelques jours, les jeunes libéraux du PLQ déposeront un amendement lors du Congrès des Membres allant très précisément dans le même sens. Celui-ci provient d’une résolution déposée à la suite d’une rencontre politique entre trois jeunes et moi, au Saguenay, au mois d’octobre, et adoptée en assemblée en février. C’est pourquoi je suis tout particulièrement heureux de voir que notre idée reçoit un appui indirect puissant et qu’elle est aujourd’hui en bonne situation pour se retrouver appliquée dans la réalité. J’ai donc hâte de voir ce qui se passera lors du Congrès.

Pourquoi l’utilisateur-payeur? Il est plus que temps que la mentalité selon laquelle les routes ne coûtent rien s’efface peu à peu. Le réseau routier québécois a par ailleurs besoin d’investissements constants, ce qu’un tel système permettra bien plus facilement qu’auparavant. S’il fonctionne bien, on pourrait même libérer facilement de l’argent de l’État pour le consacrer à d’autres services ou bien encore pour diminuer les impôts (je suis partisan du remplacement partiel des impôts par diverses taxes à l’utilisation, par soucis de justice et d’équité, sauf dans certains domaines). Puisque le gouvernement a récemment dû annoncer 30 milliards de dollars d’investissement dans nos infrastructures déficientes, il faut s’assurer que nous n’aurons plus à l’avenir à réagir de façon si dramatique en faisant un entretien constant et adéquat du réseau. Qui sait, peut-être aurait-on de meilleures routes au Québec! Notre résolution inclut également un tarif en fonction de la taille du véhicule, car les plus lourds dégradent bien plus rapidement le réseau routier.

Si cette résolution est adoptée, j’aurai donc eu l’honneur de participer de très, très près au progrès du Québec. J’ai donc hâte à la suite!




Note: Les articles d'Alexis St-Gelais ne traduisent pas les positions officielles du PLQ ni celles de ses instances et les déclarations qui y figurent ne traduisent que les opinions personnelles de l'auteur.

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L’ancien “À mon humble avis”

De janvier à août 2008, une première version de "À mon humble avis", sous la seule plume d'Alexis St-Gelais, a joué le rôle de précurseure de celle-ci sur Blogger. Ainsi, tous les articles du 23 août 2008 et ceux qui précèdent ont été importés depuis l'ancien blogue, avec les commentaires originaux; n'hésitez pas à les consulter!

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