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La nécessité de couper le financement des écoles privées

PAR MYRIAM L.

À défaut d’avoir eu la chance d’être publiée dans le journal Le Devoir, j’ai décidé de faire paraître ma lettre d’opinion sur le blogue. Il s’agit d’une lettre de réplique aux écrits de l’avocat Emmanuel H. Beaubrun, parus lundi dans une lettre que vous pourrez trouver ici.

Le Devoir a décidé de faire paraître une réplique sur le sujet de Mme Monique Pauzé, Présidente du Syndicat de l’enseignement de Champlain, que vous pouvez consulter ici. Il s’agit d’un choix bien sûr logique et compréhensible.

Les dires de M. Beaubrun m’avaient fait réagir, car ayant passé plusieurs heures à effectuer des recherches sur le sujet dans le cadre du Forum Étudiant, je me considère quand même au courant de la chose. J’ai en effet travaillé de pair avec mon co-auteur pour élaborer un projet de loi sur l’abolition du financement au secteur d’éducation privé. Il a été retenu et débattu en Chambre dans le cadre du Forum Étudiant, débat auquel j’ai participé à titre de Porte-parole en matière d’éducation, de science et de technologie au sein du 2e groupe d’opposition.

***

Voici donc la réplique d’une jeune étudiante en journalisme âgée de 18 ans, sans titre, sans notoriété et sans nom. L’avis d’une simple citoyenne, qui malgré tout – et à juste titre conçoit-elle – se trouve directement concernée par l’état du système d’éducation québécois…

Elle se fera un plaisir de répondre à vos commentaires, s’il y en a, mais veuillez lui accorder quelques jours de délais, car elle ne dispose pas d’Internet sur une base régulière ces temps-ci.

***

La nécessité de couper le financement des écoles privées

 

Les derniers siècles l’ont bien démontré, s’il est un domaine qui constitue la ressource la plus déterminante en matière de progrès social et économique, c’est bien l’éducation, dont les retombées varient grandement en fonction de deux facteurs, soit son niveau et sa qualité. Pour que ce progrès social occasionné par l’éducation se fasse ressentir, ces deux facteurs doivent être réunis et renduseducation disponibles au plus grand nombre. C’est en ce sens que je considère que le subventionnement des écoles privées au Québec contrevient à ce principe fondamental et que je m’oppose aux opinions de M. Jean-Emmanuel H. Beaubrun sur le sujet, énoncés dans une lettre d’opinion, De l’importance de financer les écoles privées, parue dans l’édition du 23 février dernier.

Transfert exagéré?

            L’octroi de subventions par l’État au secteur d’éducation privé s’élève à 3,2% du budget total du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, chose qui rapporte des économies de plusieurs millions et qui se doit d’être maintenue, selon M. H. Beaubrun. Tout cela en raison que l’arrêt des subventions entraînerait une hausse faramineuse des coûts de l’instruction publique. Il faut certes concéder qu’une cessation du financement étatique causerait nécessairement un transfert d’élèves vers le public, et que cette adaptation ne pourrait s’effectuer sans occasionner des dépenses supplémentaires. Ce qui demeure cependant difficile à déterminer, et ce, malgré les études et sondages portant sur le sujet, est le nombre d’élèves qui effectueraient ce transfert d’un secteur à un autre.

Sur ce point, qui figure à titre de principal déterminant des coûts engendrés par cette opération, il est intéressant de comparer le Québec aux autres provinces canadiennes. En fait, le Québec est la province qui octroie le plus de ses fonds publics au secteur d’enseignement privé, soit un financement à la hauteur d’approximative de 60% de la subvention versée aux élèves fréquentant l’école publique. Notre proche voisine, l’Ontario, n’accorde quant à elle aucun financement public à ses établissements privés. Malgré tout, le taux de fréquentation scolaire des écoles privées s’élève à 5,3%, ce qui semble se situer dans la moyenne des provinces canadiennes n’offrant aucun soutien financier à ce secteur. Or, sachant que le taux de fréquentation scolaire des écoles privées du secteur d’éducation québécois s’élève à 10,4%, il est probable de croire qu’en soustrayant le financement dont bénéficie le secteur d’enseignement privé, son taux de fréquentation scolaire chuterait aux alentours du taux ontarien.

Ainsi, le transfert d’élève et l’augmentation des coûts y étant reliée pourrait être moins drastique qu’anticipée. Comme les chiffres des autres provinces canadiennes le démontrent bien, la hauteur du taux de fréquentation du secteur d’enseignement privé va de pair avec le pourcentage de subventions qui lui est accordé. Il est donc tout à fait normal que le taux québécois soit le plus élevé au Canada et probable qu’il se maintienne autour de la moyenne canadienne si la contribution québécoise se voyait abolie.

Un principe bafoué

            En ce qui a trait à cette atteinte d’idéal démocratique défendu par M. H. Beaubrun, soit le choix qu’offre l’école privée à la classe moyenne québécoise de pouvoir bénéficier d’une éducation de qualité et d’un meilleur encadrement, il s’agit là selon moi d’une utopie pédagogique. Un des principes intrinsèques de la démocratie même défend un système social évitant privilèges et exclusions pour ses membres. En réservant le privilège d’une éducation de qualité et d’un meilleur encadrement à une classe moyenne désirant en bénéficier, on empêche près de 90% des élèves fréquentant l’école publique de profiter d’une amélioration de ces services. Tout cela en octroyant, depuis des années, une certaine somme d’argent qui aurait pu contribuer à une hausse du niveau et la qualité de l’éducation qui aurait profité au plus grand nombre. De plus, un tel soutien de la part du gouvernement envers les écoles privées est injustifié, en contrevenant à l’essence même de ce que constitue le secteur privé : la non-intervention de l’État.

Un cadeau empoisonné

            Relativement au rôle social des écoles privées, qui selon M. H. Beaubrun, réussissent mieux à atteindre les objectifs de transmission de valeurs morales et sociales que l’école publique, cela est évidemment dû au fait qu’une bonne partie d’entre elles effectuent une rigoureuse sélection de leur clientèle, ce qu’il concède lui-même comme ayant sa part de vérité dans le phénomène. Cette sélection entraîne inévitablement une division des élèves les plus doués des plus faibles, tout en créant dans certains cas une division ethnoreligieuse. Cette division nuit certainement à l’intégration d’une partie des nouveaux arrivants en amplifiant le phénomène de ghettoïsation observé dans les grands centres urbains. Ce n’est pas tout : à l’intérieur des milieux défavorisés, les élèves en difficulté se retrouvent concentrés sur un même territoire, les élèves présentant moins de problèmes allant dans les écoles privées, ce qui peut engendrer un climat scolaire houleux dans les écoles publiques concernées.

            L’idée d’abolir les subventions octroyées au secteur privé, que je soutiens, l’est dans le but d’augmenter l’égalité des chances de réussite des élèves et dans l’espoir d’une éducation de meilleure qualité qui puisse profiter au plus grand nombre, une augmentation garante d’un meilleur avenir pour tous ceux qui en bénéficieraient. Cela passe, aussi maigre cette somme puisse-elle être, par une réaffectation des fonds octroyés au secteur d’enseignement privé. Dans le contexte présent des finances publiques du Québec, la hausse du budget alloué à l’éducation publique ne pourra se faire sans les concessions et efforts de certains milieux.


21 Réponses vers “La nécessité de couper le financement des écoles privées”


  1. 2 mars 2009 à 22:08

    Myriam, je ne peux être que d’accord avec l’abolition total du financement des écoles privées. Je crois que la question ethnoreligieuse est le point d’achoppement. Je vois mal un jeune garçon yesheva venir s’intégrer et par le fait même apprendre le français dans nos écoles publiques.

  2. 2 Tenika
    3 mars 2009 à 06:38

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  3. 4 mars 2009 à 04:52

    Curieusement, je vais être pour. Sauf que j’abolirai également le financement aux écoles publiques. Il n’y aurait donc que des écoles privées. Et on subventionnerait le parent au lieu de subventionner l’école et sa doctrine suprémaciste syndicale.

    C’est ma solution no 1.

    Sinon ça reste le statut quo, l’école publique, c’est de la grosse merde en barre. La plupart des parents ayant l’argent certes mais ayant également une once d’allure envoient à peu près tous leurs enfants dans des écoles privées…financées par des deniers publics en partie question de désengorger le zoo de l’école publique…de ses meilleurs éléments potentiels.

  4. 4 mars 2009 à 05:11

    “De plus, un tel soutien de la part du gouvernement envers les écoles privées est injustifié, en contrevenant à l’essence même de ce que constitue le secteur privé : la non-intervention de l’État.”

    Est-ce que ça veut dire qu’il faudrait également abolir tous les PPP si chers aux amis du parti libéral?

    Est-ce que les façons de faire du secteur privé ainsi ouverts aux grands jours via les subventions ne sont-elles pas une bonne chose pour le gouvernemaman qui peut ainsi améliorer son propre système?

    Les PPP en santé permettent au système de santé public de s’améliorer, améliorer la qualité de ses médicaments et améliorer ses méthodes. Des livres qui pourraient être fermés par des secrets de compagnies et par des brevets jalousement gardés par l’entreprise privée sont ainsi ouvert au gouvernement afin qu’il puisse améliorer son système public.

    Évidemment, on a rien pour rien et il y a un coût et ce coût, c’est parfois de subventionner le privé en partie. Et ça croyez-moi sur parole malgré les apparences, je suis contre autant que je suis contre le système de médiocrité imposé à la masse par les systèmes publiques qui rejoignent davantage la mentalité communiste qu’autre chose.

    C’est bien beau de vouloir l’égalitarisme à tout prix mais il y a un gros prix à payer pour cela. J’aimerais bien mettre tous les êtres humains égaux sur la terre au complet mais cela voudrait dire que plus personne ne peut se servir de véhicule, tout le monde a son bol de riz quotidien, nous serions limité à 1 litre d’eau par jour chacun etc. etc. Personne ne crèverait de faim, tout le monde aurait une éducation de base mais tout le monde aurait une vie merdique. C’est l’essentiel de la philosophie communiste, puisque ce n’est pas tout le monde qui peut être riche, soyons tous pauvres (sauf les fonctionnaires et les hauts placés de l’état bien entendu qui vivent dans des palais comme dans les dictatures corrompues d’Afrique ou du Moyen-Orient).

  5. 5 mars 2009 à 00:50

    «Je vois mal un jeune garçon yesheva venir s’intégrer et par le fait même apprendre le français dans nos écoles publiques.»

    Raison de plus pour abolir l’immigration sur une bonne période de temps au Québec. Si on veut rester un peuple d’accueil solide avec nos lois, coutumes et notre vision commune, il va falloir couper dans les entrées, et produire d’avantage à l’intérieur.

    Je répète : si ça va mal au Québec, dites-vous que ce n’est pas à cause des Québécois. C’est chien à dire, mais c’est ça quand même.

    L’éducation publique s’est détériorée à cause des classes forcées multiraciales essentiellement. Car laissez-moi vous dire, en région, l’école publique n’est pas si pire ! Aaaaaaah ! Quel hasard ! Moins de tensions entre élèves… c’est donc bien bizarre ça ??? Hum hum…

    Mesdames et messieurs, nous sommes en train de perdre le contrôle de notre propre nation, notre propre état. Le PLQ est l’image de cette perte de la nation, voir aussi l’image de certains de ses ministres (James, Hamad, Tomassi, Weil, Bergman …). Un parti politique qui n’a pas à cœur l’avenir des vrais Québécois, mais bien des intérêts particuliers. Ils sont rentrés majoritaires aux dernières élections, avec un taux de participation tellement faible : leur victoire + cynisme citoyen = un autre signe de la perte de notre nation. LEUR redéfinition du rôle de la Caisse a fait que l’année dernière et cette année il y a eu fonte de 40G$ de nos épargnes. Pourtant, la ministre reste toujours en poste (non, mais, ‘faut tu’ rire de nous autres pis pas à peu près).

    Présentement, nous voyons les accomplissements de messieurs Lévesque, Parizeau, Landry et autres bons ministres patriotes ‘s’effouèrer’ complètement. Et la cerise sur le sundae, la dette québécoise, essentiellement la dette libérale, va augmenter encore en 2009-2010 ; parole de la «bonne» ministre toujours en poste.

    C’est bien dommage, mais je me dis des fois que la démocratie ne sera sûrement pas assez forte pour nous faire revenir dans le bon chemin …

  6. 5 mars 2009 à 00:53

    Ah aussi, j’ai oublié de mentionner que le PLQ désire augmenter l’immigration à 50000/an …

  7. 5 mars 2009 à 15:55

    Sans immigration, on va se ramasser avec un société de petit-vieux. parce qu’on ne fait pas assez d’enfants. Donc il est très important d’augmenter l’immigration. Il suffit de bien l’intégrer.

    Et en effet, il faut couper le financement aux écoles privées, mais l’argent coupé là devrait être transféré aux écoles publiques.

  8. 5 mars 2009 à 18:06

    «Sans immigration, on va se ramasser avec un société de petit-vieux.»
    «Donc il est très important d’augmenter l’immigration.»

    Propagande pour noyer notre peuple.
    Mais bon, je ne suis pas surpris que cela vienne de toi, le ptit cocu content qui doit sûrement rêver de se marier avec une ethnie et d’avoir un enfant qui ne te ressemble pas avec … et qui est aussi un grand fan du parti libéral.

    «Il suffit de bien l’intégrer.»

    Ils ne veulent pas s’intégrer, sacrifice. Comprends-tu ça dans ton cerveau, tu sais, l’engin qui te sert à réfléchir. Ils vont te le dire en pleine face à part de ça : « We want to speak english, like Americans do». Ils se foutent de notre culture, notre langue, notre héritage et notre façon de vivre, pour eux, c’est «America or nothing». Vaut mieux être moins nombreux dans sa propre nation, mais entourés de gens de chez-nous avec lesquels nous avons le plus d’affinités sociales que d’être deux millions de plus avec des gens qui se foutent du peuple d’accueil et ne s’intègrent tout simplement pas.

    Pour pas que notre existence ne devienne folklore, il y a des étapes à réaliser, dont entre autres la fermeture des entrées migratoires sur une bonne période de temps, expulsions des indésirables (immigrés souffrant du BS chronique, par exemple) dans leurs pays d’origine, un développement autarcique dans certains domaines économiques, pour ne pas se faire noyer d’avantage par la mondialisation, encourager les entreprises de chez-nous (en priorité sur les corporations étrangères), réduire sérieusement leur fardeau fiscal, réduire le pouvoir syndical et valoriser le nationalisme patriotique québécois sous toutes ses formes. Les vrais Québécois veulent s’en sortir, c’est ça qu’ils doivent faire. Pas autrement !

  9. 6 mars 2009 à 02:02

    @Frankie,

    “Un parti politique (PLQ) qui n’a pas à cœur l’avenir des vrais Québécois, mais bien des intérêts particuliers.”

    C’est vrai. Le pire, c’est que la majorité des électeurs qui ont voté pour le PLQ le savaient et ont voté en connaissance de cause.

    Mais bon, quand tu es pour perdre ta job et ton gagne-pain, ta vue n’est pas la forêt mais l’arbre sur lequel ton nez est collé. Et quand tu as un parti qui promet de “subventionner” ces jobs pour acheter des votes, tu fais un plus un avant d’aller voter.

  10. 6 mars 2009 à 02:53

    @Frankie,

    C.Rioux a raison, il faut faire plus d’enfants.

    Alors il faut que tu te trouves une conjointe au plus vite pour nous faire au moins 5 enfants là. Eux seuls pourront te survivre.

    J’en souhaite également une bonne trallée à Alexis, mais lui, il est encore trop jeune, il a le temps de se trouver un poste de ministre entre temps. Se faire élire au parti libaral, c’est de la tarte après tout. Ça devrait donc être du gâteau lorsqu’il aura sa chance.

    Et ça nous prend Alexis pour infiltrer le PLQ, ce parti d’intérêt. Rien de tel que de fourrer du monde qui pensent voter pour un parti pro-immigrants et pro-ti-vieux.

  11. 11 derteilzeitberliner
    6 mars 2009 à 04:03

    Bon faut je le dise: le post nationaliste de Frankie me fait flipper des bananes

  12. 6 mars 2009 à 05:19

    @derteilzeitberliner,

    “le post nationaliste de Frankie me fait flipper des bananes”

    En autant que ça ne fait pas flipper votre banane, loll! Désolé, je ne suis pas familier avec cette expression.

    Mais votre origine germanique doit faire en sorte que le nationalisme ethnique, vous devez connaître cela, sans dire que vous partagez ce point de vue.

  13. 6 mars 2009 à 05:23

    En passant, on a un peu dévié du sujet original mais je laisse à Alexis le soin de gérer cela quand il va revenir, il va capoter ben raide ;) .

    Papa Alexis, faites quelque chose pour contenir les enfants dans la trentaine que nous sommes.

  14. 6 mars 2009 à 13:39

    @ Frankie: Vous irez relire ce que vous avez écrit… J’ai vu un grand reportage récemment qui parlait de la remontée des mouvements d’extrême-droite fascistes en Europe et vos propos ressemblent passablement aux leurs. Ça m’inquiète de lire ce genre de choses au Québec.

    @ Derteilzeitberliner: Comme souvent, j’ai l’impression, nous partageons des points de vue semblables.

    @ Christian Rioux: Le réinvestissement dans l’école publique était l’essence même du projet de loi auquel Myriam L. fait référence au début de son billet, qui avait été présenté au Forum Étudiant. Malheureusement, le parti gouvernemental et l’opposition officielle semblaient très mal à l’aise avec l’idée de couper le financement à l’école privée et, pour une raison ou une autre, le projet final ne prévoyait qu’une coupure de 50% du financement (l’original provenait de notre Cégep, mais nous n’étions hélas que deuxième groupe d’opposition).

    D’ailleurs, à ceux qui disent que l’on paie moins cher avec le système actuel, l’idée n’est pas de trouver la solution la moins chère, mais la plus juste.

    @ Tym Machine: Merci pour les enfants et le poste de ministre, mais il faut vraiment fermer les yeux sur la situation du Saguenay-Lac-St-Jean pour croire qu’il est facile pour un libéral d’y être élu… Si seulement c’était le cas!

    En ce qui a trait à la partie sur l’infiltration, je comprends plus ou moins… Sous-entendez-vous que je suis anti-ti-vieux et anti-ethnies?

    Et je n’ai pas la prétention de jouer le paternaliste, même si je capote un peu en effet :) . Pourrait-on se concentrer sur la question de l’éducation?

  15. 6 mars 2009 à 16:23

    «Mais votre origine germanique doit faire en sorte que le nationalisme ethnique, vous devez connaître cela»

    Heille ! C’était raciste, ça ! HAHAHAHAHA

    @ Alexis

    J’assume mes propos.
    Ce qui se passe en Europe, surtout ces temps-ci, me passe dix pieds par-dessus la tête (car je suis occupé à faire des enfants … blague). De toute façon, depuis que j’interviens sur la blogosphère, mon discours a point changé. Un si bel État, un si beau potentiel, un si beau peuple, et pourtant, il faut que ça tourne carré. Les critiques sont nombreuses, les pistes de solutions sont rares.

    @ Allemand

    Qui a dit : «le post nationaliste de Frankie me fait flipper des bananes»

    C’est bizarre que mes propos te dérange, parce que jamais, mais JAMAIS j’ai proposé ou proposerai d’utiliser la violence pour arriver à nos fins. Seulement du brassage de cages diplomatique.

    Je dois dire que de mon côté, ce qui m’a déjà grandement écœuré, c’est lorsque je suivais mes cours d’histoire et qu’on tombait dans les années 1939 – 1945. Même si cette (votre) guerre a été une catastrophe pour toute l’Europe et les peuples affectés, je dois dire qu’elle a eu un autre effet pervers : les Blancs ne peuvent exprimer leur fierté d’être tout simplement Blancs, sous peine de représailles. Les Noirs n’ont pas de misère à affirmer leur fierté, les Jaunes et les Ti-Bruns non plus, mais nous par contre, woooow, du moment qu’on se dit fiers de ce que nous sommes et de l’héritage que nous avons reçu, là, on est des faschos. Merci Allemands, merci beaucoup pour ça …

  16. 6 mars 2009 à 22:42

    @Frankie,

    Les partis nationalistes en Europe ne sont pas si mal en point que cela. Le NPD en Allemagne a quelques députés comme le BNP en Angleterre.

    Et pour cela, on doit remercier les accomodements servis aux islamistes radicaux qui eux ne se gêne pas pour propager une version de la religion islamique de haine, de vengence et de domination complète de la race humaine et pour cela, tous les moyens seront bons et cela par surcroît en étant même pas chez eux.

    Un britanique ou un allemand se ferait incarcérer sur le champ s’il tenait de tels propos sur la place publique.

  17. 6 mars 2009 à 23:12

    @Alexis,

    “En ce qui a trait à la partie sur l’infiltration, je comprends plus ou moins… Sous-entendez-vous que je suis anti-ti-vieux et anti-ethnies?”

    Voyons donc, you must be joking right. Si c’est ton interprétation Alexis, je t’annonce que tu t’es égaré dans le champ gauche.

    Je parle plutôt du fait qu’on vous considère sur la blogsphère comme un libéral atypique peut-être plus parlable que certains brainwashés libéraux à l’esprit obtus.

    Salutations

  18. 18 Myriam L.
    9 mars 2009 à 04:39

    Excusez ma lenteur de réponse, accès limité à Internet oblige… Je vous avoue être contente de voir mon billet susciter autant de réactions, mais déçue de voir le débat dévier sur une parcelle d’un argument de la cause…

    @ Tym Machine

    Par rapport à vos commentaires du début: À mon sens, que ce soit publique, privé ou du PPP, l’important est que le service offert soit le plus profitable à la majeure partie de la population. Par question pour moi de s’accrocher à une idéologie quelconque. C’est bien beau sur papier, mais trop d’horreurs en ont découlées en application et sur ce, je suis consciente que l’atteinte de l’égalité entre tous relève de l’utopie, mais rien n’empêche de vouloir faire des efforts en ce sens. Si on ne peut améliorer notre condition, je ne vois plus d’utilité à la politique…

    Quant à la bonne tralée d’enfants souhaitée à Alexis, je ne lui en souhaite pas tant et compte bien influencer la situation pour éviter que ça ne se produise… :)

    @ Christian Rioux

    Parfaitement d’accord. Quant au transfert de l’argent dédié à l’école privée au secteur d’éducation public, c’était justement dans cette optique :) , ainsi que dans celle du projet de loi que nous avions présenté dans le cadre du Forum Étudiant.

    @ Frankie

    Je ne flippe pas que des bananes en lisant votre post…

    «L’éducation publique s’est détériorée à cause des classes forcées multiraciales essentiellement. Car laissez-moi vous dire, en région, l’école publique n’est pas si pire ! Aaaaaaah ! Quel hasard ! Moins de tensions entre élèves… c’est donc bien bizarre ça ??? Hum hum…»

    Je suis bien placée pour savoir de quoi vous parlez, car j’ai fait mon secondaire dans une école venant d’un milieu défavorisé où se côtoyaient plusieurs, plusieurs personnes d’origines divergentes. Oui, plus de tension entre les élèves. Oui, diminution de la qualité de l’éducation donnée dans certaines classes.

    Malgré tout, pour moi il est inconcevable de considérer les immigrants comme étant responsables de cela. Le subventionnement de l’école privée par l’État en constitue la principale cause.

    Les immigrants se retrouvent souvent concentrés dans certains quartiers, voire ghettoisés. Ainsi, pauvreté et tensions sociales ne peuvent souvent être évitées et si ce phénomène se répercute dans nos écoles, ce n’est toujours pas de leur, ils subissent ces conditions et ne les ont pas choisies. Selon moi, le problème se situe au niveau des écoles privées, qui subventionnées par l’État, recrutent plus d’élèves dans leurs rangs, en n’en dépouillant l’école publique de ses éléments les plus doués et souvent les plus aisés. Alors, dans une classe d’école on se retrouve avec des élèves éprouvant plus de difficultés et issus de la classe dévaforisée. Que voulez-vous faire avec une moyenne de 45% en français dans une classe d’école constituée d’immigrants à 95%? Si l’argent octroyé aux écoles privées était redirigé au public, on souffrirait moins de cette division des classes qui ne sert en fin de compte qu’à mieux éduquer les mieux nantis et à enliser la classe défavorisée dans la médiocrité pour laquelle elle semble dédiée! De plus, le service offert au public pourrait être amélioré…

  19. 10 mars 2009 à 06:12

    La solution est simple en matière d’efficacité dans le domaine de l’éducation publique :

    Personnellement, pour avoir passé de l’école en région (primaire, secondaire et collégial) pour ensuite, avoir été à l’université à Montréal, je peux dire que le meilleur des mondes serait une ségrégation raciale des classes. Penses-y deux minutes : si les jeunes d’immigrés sont poches, ont de la misère à suivre le rythme, donc les exigences de Québec, c’est parce que présentement, il y a uniformisation du programme d’enseignement. En ville comme en région, c’est la même chose, avec les mêmes critères.

    Dans le cas où il y a ségrégation au niveau des classes, l’actuel programme de Québec peut très bien être suivi par les classes ayant seulement des élèves de souche, et pour les classes d’ethnies, les professeurs et les directions de ces établissements peuvent ajuster l’enseignement, sachant que la plupart d’entre eux débutent avec un «retard naturel». Pour aller même plus loin, après ségrégation des classes, le ministère de l’Éducation peut également ajuster son programme ainsi que les objectifs à atteindre par l’élève ethnique. En deux mots, «Éducation Asymétrique». C’est ce genre de réforme que matante Pauline aurait dû mettre de l’avant quand elle était la ministre responsable …

    Je crois sincèrement que tu manque carrément la cible lorsque tu affirmes que le problème majeur est le financement public des écoles privées. Peut-être ne le sais-tu pas, mais avec les résultats qu’elles donnent, ces écoles contribuent énormément au futur de notre société. Un retour d’ascenseur est à mon avis la moindre des choses. Pour avoir fait tout mon secondaire au privé, je peux te le confirmer !

  20. 20 Myriam L.
    10 mars 2009 à 22:14

    La ségrégation au niveau des classes est pour moi parfaitement inconcevable et discriminatoire. Comment peut-on déterminer le niveau d’apprentissage d’un élève dans une matière spécifique en fonction de sa race? Ce n’est pas parce qu’un élève est un immigrant qu’il éprouve nécessairement de grandes difficultés en français. Ce peut tout aussi bien être le cas d’un jeune québécois «de souche»…

    Il serait bien plus avantageux et combien moins discriminatoire de niveler les classes de français, par exemple. On le fait bien en anglais, en sciences et en mathématiques au secondaire, alors pourquoi pas en français? Tous pourraient alors recevoir un enseignement plus approprié, en fonction de leur situation dans leur apprentissage, et non en fonction de leur origine ethnique!

    Pour avoir fréquenté pendant plusieurs années de ma jeunesse l’école privée, je suis bien consciente qu’elles contribuent au futur de notre société en offrant dans la plupart des cas un programme enrichi. Même si leur subventionnement est coupé, elles pourront continuer de le faire, puisque couper le subventionnement étatique ne rime pas avec abolition de l’enseignement privé. Ceux qui le désirent pourront bénéficier de ce service, tandis que le secteur public pourrait être amélioré pour 90% des élèves québécois qui fréquentent l’école publique.

  21. 27 mars 2009 à 06:14

    Je suis d’accord avec le dernier commentaire de Myriam.
    Je suis tout à fait outré des propos de Frankie, les élèves poches sont loin d’être que des immigrants, il peut y avoir une faiblesse en français qui est surmontable, mais dans les quartiers défavorisés de Montréal, souvent ceux qui sont décrocheurs, ce sont de jeunes Québécois “de souche” (je hais cette expression mais bon faut bien préciser de qui on parle). Je suis Québécois de descendance vietnamienne (par ma mère), et je peux te dire que l’éducation est tenue en haute estime; ce n’est pas mon père qui m’a passé ces valeurs-là mais bien ma mère. Mes parents n’étaient pas nantis, j’ai donc été au public toute ma vie, et je peux dire que les subventions à l’école privée, c’est ridicule. Dans l’état de nos finances publiques, on ne devrait pas donner un sou au secteur privé. C’est nécessaire si on veut que le secteur public s’en sorte un jour et retrouver une mixité d’élèves; j’ajouterai aussi que la Réforme doit être jetée à la poubelle, parce qu’on est vraiment en train d’hypothéquer une génération complète. Tout ça sans compter le taux de décrochage alarmant, surtout chez les jeunes gars; pour citer un professeur de McGill que je connais, “how are we going to run the society, I’m not talking about higher education academics, just the tasks that require no innovative skills…”

    Aussi il y a une question de valeurs; est-ce que l’éducation est tenue en haute estime par les Québécois en général? Pas sûr…


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