Tant à dire, le tout sous le coup d’une fatigue intense: c’est tout un contrat que de vous parler de notre Congrès-Jeunes. Ça l’est d’autant plus que notre couverture médiatique fut axée presque exclusivement sur trois résolutions controversées, le reste passant à peu près sous silence, que je suis le seul blogueur de la Commission-Jeunesse (et du PLQ) pouvant donc présenter ici un point de vue différent et que j’étais impliqué dans l’organisation même du Congrès, sans pourtant jamais en avoir vécu un auparavant.
Bien entendu, comme dans toute bonne organisation, il existe une bonne part de confusion. Tout est prévu à la minute près, mais une fois sur place, divers retards et imprévus tombent les uns après les autres. Chacun vaque à sa tâche, et je serais bien incapable de vous retracer un portrait complet de la fin de semaine, étant partagé entre mes responsabilités d’adjoint aux affaires politiques, de président de Commission Politique régionale et de représentant régional sortant. Il n’en reste pas moins que, dans l’ensemble, l’organisation fut efficace. Nous nous en sommes tirés sans événements graves et les congressistes ont semblé apprécier leur expérience.
Je crois que ce qui vous intéresse le plus est, sans contredit, le contenu même de ce Congrès. Je vous avais dit avoir participé à l’élaboration d’une partie de la thématique. Ma contribution finale est de ce fait plutôt discrète, deux des trois résolutions sur lesquelles je me suis penché n’ayant pas été abordées faute de temps, et une troisième écartée en raison d’une redondance face à des Congrès précédents. Dans ce dernier cas, il s’agissait d’une résolution sur la réforme du mode de scrutin. La Commission-Jeunesse s’étant prononcée sur la question il y a moins de 3 ans selon mes informations, il n’était pas pertinent d’en débattre à nouveau à court terme. Parmi les 9 résolutions de la thématique abordées, celle qui portait ma griffe concernait la reconnaissance intégrale et accessible des diplômes étrangers. Très peu rapportée dans les médias, cette proposition revêt néanmoins à mon idée une grande importance pour de nombreuses personnes, et je suis heureux qu’elle ait pu progresser. J’espère la revoir lors d’un autre événement du parti, pour finalement l’inscrire au programme. En bref, il s’agit d’instaurer des examens d’équivalence de diplômes gratuits pour toutes les professions, ainsi que des stages de quelques mois en milieu de travail. Le tout permettrait à de nombreux immigrants de faire reconnaître leurs études et de participer pleinement à notre vie économique et sociale collective.
Les autres propositions dans lesquelles je m’étais impliqué plus spécifiquement concernaient une réforme du système de dons d’organes et la réinstauration des diplômes en enseignement, permettant à des bacheliers de devenir professeurs avec une formation d’un an. Elles seront peut-être abordées lors d’une activité future de la Commission-Jeunesse.
Le reste de la thématique portait sur les trois thèmes dont vous avez certainement entendu parler (“bilinguisme” au primaire, impôt post-universitaire et hausse des frais de scolarité, ainsi que démocratisation syndicale; j’y reviendrai), ainsi que quelques autres. Une résolution environnementale prône l’adoption par le gouvernement du Québec de pratique vertes: économie d’énergie, architecture organique, bâtiments certifiés LEED, LEED-argent et plus, utilisation de moyens de communication moins polluants (impression recto-verso, vidéoconférences, etc.), gestion serrée des déchets… Une autre proposition adoptée concerne le renforcement du Conseil de la fédération, ainsi que la réalisation du TGV Québec-Windsor et une alliance avec les autres provinces pour établir le libre-échange avec l’Europe en faisant pression sur le gouvernement fédéral. La proposition sur la commercialisation de l’eau en vrac a été battue. Nous traitions également de fiscalité. Il est surprenant que nul ne se soit attardé à cette position, qui propose entre autres le transfert graduel de l’impôt vers les taxes à la consommation, la diminution de la fiscalité des entreprises et l’utilisation des tarifs hydro-électriques pour procurer des revenus supplémentaires avant de hausser les taxes. Enfin, une proposition étoffée et réaliste sur l’agriculture proposait plusieurs modifications très utiles au monde agricole. La gestion de l’offre y était abordée, mais non dans le sens de l’abolition; il était plutôt suggéré d’en revoir certains mécanismes pour donner plus de latitudes aux producteurs. Je n’y connais pas grand chose, mais l’exemple qu’on m’a donné m’a semblé convainquant: à l’heure actuelle, un agriculteur élevant des vaches et désirant produire du lait avec son troupeau doit d’abord vendre son lait à la fédération des agriculteurs, puis le racheter pour ensuite procéder à la transformation. L’assouplissement de ce type de mécanismes pourrait déjà améliorer le système dans son ensemble. Il y était également question de permettre la culture des terres remises en friche depuis longtemps (ce qui est étrangement interdit), de favoriser les marchés plus spécialisés, d’envisager certaines modifications à l’assurance-récolte, etc.
Je ne suis pas là pour passer mon opinion sur chacune de ces résolutions; de toute manière, un peu de perspicacité ou des questions bien orientées, si vous êtes malins, vous permettront probablement de retrouver ce que j’en pense. Je crois en outre que ce qui vous intéresse encore plus, ce sont les trois résolutions dont tout le monde parle.
Tout d’abord, le fameux “bilinguisme” au primaire. Cette proposition s’inspire en fait du programme, déjà existant, d’anglais intensif, disponible en sixième année du primaire pour les élèves un peu plus doués. Elle permet en général à ceux-ci d’acquérir une meilleure connaissance de l’anglais, ce qui est qu’on le veuille ou non un atout bien utile dans notre monde. Si cela n’avait été de ce programme, je doute fort qu’aujourd’hui je pourrais me considérer comme quasiment bilingue, comme je le fais. Ce qui fait surtout réagir, c’est cette proposition d’amendement, à laquelle l’organisation ne s’attendait pas du tout, qui visait à étendre la mesure pour tout le primaire! Je dois avouer avoir été sidéré de voir que tant de gens dans la salle y étaient favorable. Je fus heureux que cette modification soit battue, car elle devenait extrêmement radicale, elle qui était déjà audacieuse. Du reste, certaines écoles ont, à ma connaissance, déjà instauré l’anglais intensif pour tous en sixième année. Sur ce point, Jean Charest fut d’une grande sagesse: le meilleur moyen de trancher reste effectivement de soumettre la question à l’ensemble des membres en Congrès. Je mûrirai le point d’ici là.
L’impôt post-universitaire peut sembler proprement scandaleux à première vue. Il est exact que cette mesure prône l’augmentation des frais de scolarité annuels de 2500$ à 6500$. Le principe est plutôt simple: la différence de 4000$ entre ces deux montants n’est pas facturée à l’étudiant tant et aussi longtemps qu’il n’occupe pas un emploi après ses études, et que ledit emploi ne lui fournit pas un revenu dépassant un certain seuil. L’objectif est ici de financer les universités du Québec, actuellement en manque cruel de fonds, en réduisant le plus possible le fardeau financier des étudiants au moment où ils disposent du moins d’argent, à savoir pendant leurs études. La mesure s’accompagne d’une bonification du système de prêts et bourses et d’un resserement de l’imputabilité des administrateurs universitaires. Je trouve cette résolution réaliste dans le principe; les gens disposant d’un diplôme gagneront un salaire plus important que la moyenne après leurs études, et seront donc plus en mesure de payer que pendant qu’ils sont à l’université. Néanmoins, je vous accorderai que l’on pourrait discuter longtemps sur l’opportunité d’augmenter les frais d’autant que 4000$, tout comme sur la gradualité d’application de cette mesure et sur divers moyens de réduire l’impact sur des étudiants soucieux face à leur situation financière déjà précaire. Pour l’anecdote, lors du Conseil Général Élargi de février 2007, je m’étais prononcé avec 3 autres jeunes du Saguenay contre la hausse de 50$ des frais de scolarité par session (nous étions probablement les seuls dans la salle à voter contre). La raison dans mon cas? J’avais en tête une sorte de taxe sur le diplôme, applicable lorsque les étudiants auraient fini d’étudier et occuperaient un emploi… Vous comprendrez donc que l’impôt post-universitaire correspond à mon idée d’alors.
Enfin et surtout, les syndicats. Avouez-le, vous avez probablement eu une forte démangeaison de nous traiter d’anti-syndicalistes (si ce n’est pas déjà fait). Je vous mentirais si je vous disais qu’aucun jeune libéral ne l’est; les positions antérieures de la Commission-Jeunesse sur l’abolition de la formule Rand en témoignent (à titre indicatif, je suis opposé à cette abolition). Ce qui a été proposé en fin de semaine me semble toutefois moins radical et, qu’elles proviennent d’une certaine incompréhension du monde syndical ou non, ces suggestions relèvent à mon avis du bon sens. Je vois mal quels arguments réellement rationnels peuvent être invoqués pour attaquer la volonté d’établir le vote secret dans les syndicats pour obtenir les mandats de grève et l’accréditation. N’est-ce pas là parfaitement légitime? Est-il sincèrement si farfelu de croire que, parfois, certains travailleurs syndiqués sont la cible de pression de la part de leurs pairs lors d’un vote à main levée? Et est-ce une demande déraisonnable que de demander aux syndicats de donner à leurs membres leurs états financiers, tout comme le gouvernement ouvre ses livres comptables à la population? Après tout, le travailleur y cotise: il a bien le droit de savoir ce qu’on fait de son argent! La partie sur le dépôt de griefs contre un syndicat peut sembler plus radicale. À mon esprit, il s’agit surtout d’une sécurité: les syndicats étant devenus de très grosses organisations, il n’est pas exclu que le simple travailleur soit à un moment ou à un autre négligé. Celui-ci doit donc avoir à sa disposition une manière de réagir pour corriger la situation. Je doute qu’en général cette procédure soit nécessaire, mais je n’y suis pas de fait opposé. Bref rappel à ceux qui l’auraient oublié: reculez en arrière dans mes billets, et vous pourrez constater que je ne suis pas opposé aux syndicats, que je considère plutôt comme une force sociale très positive. On doit toutefois éviter de laisser ce rouage de notre société rouiller et devenir un frein plutôt qu’un moteur.
Cette résolution comportait une seconde partie, moins médiatisée elle aussi. Elle concernait de nombreux mécanismes relatifs au travail. On y retrouvait, en vrac, l’idée de favoriser l’augmentation des primes au travail à celle du salaire minimum, des modifications aux possiblités de retraite, plus de flexibilité au regard des heures supplémentaires et de l’échange d’heures entre employés, une meilleure prise en charge des assistés sociaux et une obligation pour ceux-ci, après une certaine période, de suivre diverses mesures de réinsertion en emploi (formation, stages, etc). Je vous laisse le soin de juger de ces mesures aussi nombreuses qu’importantes, bien que relativement peu débattues, hélas.
Quant aux résolutions régionales, il me serait impossible de parler de la bonne vingtaine dont nous avons discuté. Ce serait d’ailleurs inutile, puisqu’elles sont trop nombreuses pour être toutes apportées dans le cadre d’un Congrès des membres ou d’un Conseil général pour intégration au programme. Il suffit de savoir que quatre des cinq résolutions du Saguenay ont été adoptées; celle sur le covoiturage a bien failli rester lettre morte, certains militants se montrant réticents à voir l’État s’impliquer dans ce dossier comme nous le demandions.
Pour répondre à Manx, nos résolutions sur la biomasse résiduelle et la réorientation de l’industrie forestière n’étaient pas extrêmement développées, mais comportaient à mon sens de bonnes pistes de solution. La première visait à explorer deux avenues: d’une part, encourager des entreprises produisant des déchets organiques à brûler ceux-ci pour produire l’énergie dont elles avaient besoin; d’autre part, explorer les possiblités d’implantation de centrales de biomasse municipales, alimentées par la collecte de déchets agricoles ou forestiers. Le tout permet de réduire la production de méthane lors de la décomposition, gaz produisant un effet de serre beaucoup plus important que le CO2, tout en obtenant de l’énergie. Dans le cas de la forêt, nous demandions simplement au gouvernement de sensibiliser (et peut-être soutenir financièrement) l’industrie à la modernisation de ses équipements et de sa production, tout en intensifiant les efforts de recherche dans le domaine forestier à la grandeur du réseau des Universités du Québec pour développer de nouvelles filières, comme les polymères ou le domaine médical.
J’ai reçu, au cours de cette fin de semaine, l’une des questions les plus complexes de toute ma vie de la part d’un militant de l’Abitibi. Celui-ci, après une longue discussion où j’affirmais que j’étais en politique par conviction, m’a demandé tout de go quelles étaient mes convictions. L’étendue même de cette question m’a empêché d’y répondre sur le moment; je me suis donc proposé de tenter d’établir une série d’environ 10 convictions politiques profondes auxquelles je m’identifie, à raison d’une par semaine, sur ce blogue. J’espère trouver les mots justes pour exprimer les choses en lesquelles je sais croire, mais que je n’ai pu exprimer de façon concise, la fatigue n’y aidant pas.
Posez des questions, confrontez-moi si vous le voulez, je suis prêt à tout et cela me fera plaisir. Je désire terminer en souhaitant la meilleure des chances à mon successeur au poste de représentant régional des jeunes libéraux du Saguenay, en lui promettant ma collaboration en tant que président de notre Commission Politique et militant dévoué. Et qui sait, peut-être un club libéral étudiant pourrait-il voir le jour au Cégep de Jonquière cette année!

À ce que j’ai entendu dire, il semblerait que deux mesures envers les syndicats (dont le grief) sont déjà présentes dans les normes du travail. Mais pour le vote secret dans les cas de grève, je suis pour. Une grève, c’est pas quelque chose à faire à la légère, et le décider par un vote à main levée en enlève le sérieux. J’ai souvent vu du monde hué en AG au cégep parce qu’ils demandaient un vote secret et que ça prendrait du temps.
Pour brûler la biomasse organique, cela peut être dangereux, selon le type d’installation. Tout produit ayant été mis en contact avec des RDD, comme les pesticides, par exemple, ne devraient jamais être brûlés à mon avis, ce qui rend la question plus complexe. C’est l’environnementaliste plutôt que l’ingénieur qui parle, car bien sur, une certaine quantité est tolérable… mais le danger demeure là.
Je doute personnellement de la pertinence d’une 6e année bilingue. Certains ont évoqué un affaiblissement du français; je n’y crois pas. Je crains plutôt que ce genre de programme ne soit pas ouvert à tous sans conséquences dans les autres matières et que l’on manque de professeurs suffisament compétents en anglais pour que tous les élèves de 6e année puissent bénéficier d’un programme de qualité dans ce domaine. Ce n’est pas par méchanceté por les profs, mais de base, ce n’est pas la tâche dans laquelle ils sont embarqués. Il faudrait m’expliquer comment ça se ferait, car moi, je n’y crois pas.
Quant à la hausse des frais, je serais plutôt pour une gratuité scolaire, suivi d’un impôt étalé sur une très longue période de temps. Plusieurs ne partagent pas mon idée, mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée de charger 2800$ (à partir de 2012) – soit une hausse de 1000$ par rapport à 2006 – pendant que l’on est d’abord occupés par la réussite académique. Je regarde mon année dernière et je ne crois pas que j’aurais pu faire plus de 5h/semaine (les programmes de génie sont durs et notre classe se connaissait tous – on faisait des groupes d’études et on passait beaucoup de temps à faire des travaux).
Bon retour Alexis
Très bon résumé. Plusieurs propositions mériteraient d’être débattues sur la place publique.
Pour les frais de scolarité, je me pose une question : Le fait d’adopter un impôt différent (plus élevé) pour les jeunes diplômés ne provoquerait pas le repoussement de l’achat d’une première maison et l’arrivée d’un premier enfant? Ce qui, à mon avis, aurait un impact sur l’économie à moyen terme. Et l’impact sur le retour des jeunes diplômés en région, a-t-il été mesuré avec un telle mesure?
Merci et bonjour chez vous.
@ Manx: Le grief est peut-être présent, mais il est extrêmement difficile pour un travailleur d’aller à l’encontre des machines immenses des syndicats. Nos mesures comprenaient entre autres un certain soutien financier à un travailleur qui aurait pu prouver auprès de la commission en charge de ces questions qu’il y a eu abus, ainsi que le remboursement de ses cotisations en cas d’abus confirmé. La résolution régionale du Saguenay-Lac-St-Jean portant sur la démocratisation des associations étudiantes demande également le vote secrets, pour les mêmes raisons. Sans grande surprise, j’ai déjà été quasi hué lors d’une occasion semblable (ils se sont contentés de frapper les tables), car j’avais osé remettre en question le bien-fondé d’une suspension de cours.
Pour la biomasse organique, nous n’avons pas eu l’occasion de fouiller nos recherches jusque là. Si des dangers sont présents, il faut évidemment les minimiser; cependant, je crois que l’épandage de pesticides est généralement en baisse, ce qui pourrait probablement rendre l’utilisation de la biomasse plus sécuritaire.
Dans le cas de l’année bilingue, vos objections sont pertinentes et ont été soulevées en Congrès. S’il s’avère impossible de mettre cela en place faute de moyens, même si la mesure est intégrée au programme, elle sera écartée. Nous n’en sommes pas à promettre n’importe quoi. Les jeunes voulaient surtout que l’on étudie la question de près.
Et pour les frais de scolarité, chaque chose en son temps
. La suppression des frais en cours d’étude suivi d’un impôt post-universitaire raisonnable constituera possiblement la finalité d’un cheminement qui est en train de se faire, et je serais en faveur d’un tel système.
@ Sébastien Roy Dubois: Une résolution régionale, adoptée après un vote serré, demandait une diminution de 10% de la dette pour frais de scolarité pour les étudiants décidant de retourner en région. Une telle mesure pourrait freiner les impacts potentiels de l’impôt post-universitaire. Quant au retardement de l’achat d’une maison, du premier enfant, de la fondation d’une entreprise, etc., il faut se poser la question: si nous facturions des frais plus importants en cours d’études aux étudiants et qu’ils les traînaient ensuite sous forme de dette avec des intérêts, serions-nous plus avancés? D’une manière ou d’une autre, les jeunes diplômés finiront toujours par payer. Il existe trois voies. La première, celle qui est utilisée actuellement. Le sous-financement universitaire appelle à des hausses, donc une augmentation directe de l’endettement étudiant en cours d’études et après. L’impôt post-universitaire a l’avantage de retarder le remboursement des frais jusqu’à ce que l’étudiant occupe un emploi une fois son diplôme obtenu. La troisième solution, la gratuité scolaire, entraînerait une hausse générale des impôts (autrement je vois mal comment on ferait pour payer les professeurs et les locaux), dont les jeunes diplômés feraient de toute manière les frais en gagnant un salaire. Cela aurait un certain côté injuste toutefois, puisque l’on transférerait une partie de leur fardeau fiscal vers des tiers, qui ne bénéficient pourtant pas individuellement des avantages de posséder une éducation supérieure, comme un meilleur statut social, une qualité de vie accrue et des conditions de travail et de salaire avantageuses.
J’avais oublié une autre petite anecdote du Congrès, à savoir mon petit texte de présentation dans le document présentant le Comité Organisateur. Cela commence comme suit: “Sincère et incapable de mentir, Alexis St-Gelais…” Pensez-vous que ce soit bon signe en politique?
“Ça l’est d’autant plus que notre couverture médiatique fut axée presque exclusivement sur trois résolutions controversées, le reste passant à peu près sous silence.”
Je pense que c’est un peu toujours comme cela avec nos médias de plus en plus sensationalistes et corporatifs, tu as beau discuter pendant trois heures de sujets passionnants, intéressants, pertinents et rassembleurs, ils vont toujours prendre le 2 minutes où tu as l’air le plus fou et passer cela sous heure de grande écoute.
Pour le reste, chapeau excellent travail si au moins 50% des jeunes abattaient la charge de travail que vous vous tapez, on s’en porterait de beaucoup mieux.
@Manx,
La gratuité scolaire c’est bien beau mais ça se paie et comme vous le dites, on viendrait le rechercher en impôts.
Sauf que faites-vous de la possibilité de déménager? Et est-ce qu’on réussirait à attirer des gens d’ailleurs que de Tombouctou, Port au Prince ou Alger avec des impôts aussi astronomiques?
Bon retour Alexis!
D’abord, bravo pour ton implication, tant celle auprès des jeunes libéraux que celle qui va t’occuper plus activement auprès de ton exécutif régional. Ils ont de la chance de t’avoir! Et on ne peut que souhaiter que plein d’autres jeunes, tout parti confondu, s’impliquent autant que toi pour que les choses progressent.
En ce qui a trait au congrès, les médias ont toujours ce don de ne retenir que ce qui fait leur affaire. Et l’opinion publique aura vite fait de juger les JL comme une bande de radicaux de droite, ne pouvant juger de la globalité des résolutions mises de l’avant. Reste que je ne suis pas d’accord avec tout ce qui a été amené lors du congrès, notamment la mise en place de l’anglais intensif pour tous.
Ce qui me plaît beaucoup dans ton compte-rendu, c’est cette lucidité qui te caractérise. Tu ne te laisses pas endormir par une partisanerie aveugle, tu continues toujours de réfléchir et analyser. Et j’ai un immense respect pour cette attitude. Ah, si les gens plus âgés pouvaient faire pareil…
Quant au fait de ne pas savoir mentir, je me demande en effet s’il s’agit d’un atout une fois qu’on est élu. ;O) Sans rancune!!
“La gratuité scolaire c’est bien beau mais ça se paie et comme vous le dites, on viendrait le rechercher en impôts.
Sauf que faites-vous de la possibilité de déménager? Et est-ce qu’on réussirait à attirer des gens d’ailleurs que de Tombouctou, Port au Prince ou Alger avec des impôts aussi astronomiques?”
Je pense pas que le monde va décider de quitter le Québec une fois les études finies. Soyons honnêtes, ce n’est pas une place si mal! ^^
Pour les impôts, ça représenterait, à mon avis, un bon 750 millions, en jouant la carte du pessimisme (IRIS dit 500 millions et fait une évaluation qu’elle estime “pessimiste”). C’est un peu plus de 1% du budget national. La bonification des transferts de péréquation en 2007 a été plus élevée que ça.
Mais oui, une façon de faire payer les frais de scolarité par la main d’oeuvre diplômée de l’université, ça ne me dérangerait pas. Au lieu de payer leurs frais quand ils n’en ont pas les moyens, ils paient les frais des autres au moment où ils pourront le faire.
Bon résumé Alexis.
« Il est surprenant que nul ne se soit attardé à cette position, qui propose entre autres le transfert graduel de l’impôt vers les taxes à la consommation, la diminution de la fiscalité des entreprises et l’utilisation des tarifs hydro-électriques pour procurer des revenus supplémentaires avant de hausser les taxes. »
Cela confirme mon assomption que les jeunes libéraux sont réactionnaires. Le transfert de l’impôt sur le revenu vers les taxes à la consommation avantage les plus nantis car on transporte le fardeau fiscal sur la classe moyenne. La diminution d’impôts des entreprises? Ne disais-tu pas dernièrement que l’environnement fiscal au Québec était très avantageux pour les affaires? Alors, pourquoi diminuer encore plus la contribution des entreprises?
Aussi, hausser les tarifs de l’électricité ne serait qu’une taxe déguisée après tout.
Au sujet de l’impôt postuniversitaire, tu connais mon point de vue à ce sujet : « Aussi, le concept d’un impôt postuniversitaire (IPU) est dénué de tout sens. Si l’on accepte que les prêts et bourses seront éventuellement remplacés par ce nouveau programme, cela reviendrait au même ou, au pire, l’on pourrait s’en servir pour éliminer l’attribution de bourses et faire débourser encore plus les étudiants aux revenus modestes. » http://pourquedemainsoit.wordpress.com/2008/08/03/les-visees-reactionnaires-des-jeunes-liberaux/
« Je vois mal quels arguments réellement rationnels peuvent être invoqués pour attaquer la volonté d’établir le vote secret dans les syndicats pour obtenir les mandats de grève et l’accréditation Et est-ce une demande déraisonnable que de demander aux syndicats de donner à leurs membres leurs états financiers, tout comme le gouvernement ouvre ses livres comptables à la population? »
Étant moi-même syndiqué, il est arrivé, pour les décisions majeures, que l’exécutif procède par vote secret. Cette pratique est pourtant utilisée dans le monde syndical. Et pour ce qui est des états financiers, l’exécutif fait pourtant le bilan financier devant ses membres à chaque année. Aucune cachette ici.
Je me demande où les jeunes libéraux puissent les preuves pour ainsi démonisé autant les syndicats.
Et pour ce qui est des résolutions concernant le milieu forestier, je m’abstiens. Nous en avons déjà discuté et notre désaccord sur le sujet est évident.
Votre congrès a amené des idées fortes intéressantes en effet.
L’absence du vote secret dans les propositions de grève est tant qu’à moi une aberration. Surtout lorsqu’on connaît l’historique de violence psychologique et physique des syndicats dans ces situations. J’imagine que je n’ai pas besoin non plus d’expliquer en quoi cela serait utile dans les assemblés étudiantes. Toutefois, quoiqu’elle soit une bonne idée en théorie, l’abolition de la formule Rand n’est pas approprié tant qu’à moi. Tout simplement par le fait qu’un employé qui ne désire pas être membre d’un syndicat finirait quand même par profiter de certains avantages négociés par ce dit syndicat (par exemple meilleurs conditions et horaire de travail, garderie sur place, etc.) Çela serait donc injuste de pouvoir profiter des fruits de tels négociations sans en assumer les coûts.
Mais bon, peu importe la pertinence d’une résolution sur les syndicats, ne vous attendez surtout pas à ce que votre grand chef entreprenne quoique ce soit de mal perçu par les syndicats dans un contexte de gouvernement minoritaire !
Pour ce qui est de oser proposer une augmentation des frais de scolarité de façon aussi drastique alors que les grèves étudiantes sont encore fraîches : chapeau ! Mais pour ce qui est de la façon dont les jeunes libéraux veulent nous (oui je suis étudiant) refiler ça, vous (les jeunes libéraux bien sûr, pas vous personnelement) méritez des coups de chapeau lol.
Si j’ai bien compris, les étudiants rembourseraient leur frais supplémentaires à travers une augmentation des impôts après leurs études une fois qu’ils auraient un salaire suffisant pour se le permettre. C’est un mauvais raisonnement pour plusieurs raisons.
La première raison est que pour payer des impôts au Québec il faut être résidant du Québec. Je peux vous garantir que beaucoup de jeunes diplômés vont reconsidérer leur lieu de résidence si vous leur mettez un 5 à 10% de moins dans les poches en plus de ce qu’ils ont déjà de moins que ce qu’ils auraient dans la province ou le pays d’à coté. Surtout si par votre autre mesure vous les rendez parfaitement bilingues! Bien que je doute moi aussi que cela soit possible par le manque de personnel et surtout le fait que si la qualité du français des enseignants fait déja peur, “watchout fort te anglish qualiti”. Mais bon, on parle d’exode des cerveaux, on a rien vu encore si on appliquait une telle mesure.
Vous dites aussi que le remboursement débuterait au moment où l’étudiant en aurait les moyens. Que se passe-t-il si le dit étudiant ne les a jamais car il n’y a pas de débouchés dans son domaine d’études ? Ou si il ne fait jamais l’effort d’atteindre ce niveau de revenu ? Ou si la personne passe 10 ans à l’école en changeant 8 fois de programme pour finir par abandonner ses études et ne pas obtenir de diplôme? Sans compter non plus l’incitation à l’évasion fiscale. Ce serait encore l’ensemble de la société qui payerait pour les choix de ces individus.
La solution est dans l’endettement, car il suit l’individu partout et fait de lui un utilisateur-payeur. Mais il faut tout de même des prêts étudiants plus facilement accessibles et plus élevés, beaucoup plus élévés. À l’individu par contre par la suite d’assumer le coût de ces choix.
Pour finir, je vous le demande, qu’est-ce qu’il y a de mal à l’endettement étudiant ? Vous dites que cela retarde l’achat d’une première maison. Et alors ? La première chose que fait un diplomé et de s’acheter une voiture neuve (20-30 000$, d’une durée de vie de 5 à 10 ans), une maison (100 – 200 000$, qu’il revendra dans 10 à 20 ans). Le tout en faisant bien sûr abondament usage des facilités de crédits. Qu’y a-t-il de mal alors à s’endetter de 40 à 50 000$, à des taux fort avantageux en plus, pour une éducation de qualité qui durera toute une vie? J’imagine que c’est une question de valeurs. Tant qu’à moi, c’est un signe que la société va mal lorsque les individus sont prêts à plus de sacrifices personnels pour des cossins (maison, voitures, piscines, etc.) que pour une éducation de qualité.
Pour l’argument que cela retarde le premier enfant, cela sous-entend que le fait d’avoir une maison incite à avoir des enfants. Si c’était vrai, les riches feraient plus d’enfant que les pauvres non? Je n’ai pas de statistiques, mais je suis pas mal certain que ce n’est vraiment pas le cas.
Désolé pour le long commentaire. Comme vous pouvez le voir, les propositions apportés par le congrès m’interpellent énormément et je trouve vraiment, mais vraiment dommage qu’aussi peu de jeunes se préoccupent de ces questions si importantes.
Continuez votre bon travail!
P.S. : Si la sincérité et l’honnêteté sont réels, je vous recommande d’y repenser lol. Par contre, l’analyse politique n’est pas une mauvaise alternative.
Salut Alexis, sur ce congrès, j’invite ceux et celles qu’un autre point de vue sur la question intéresse, libertaire celui-ci, à voir le bilan que divers collectifs de la Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC), disponible sur http://resistance-02.blogspot.com/2008/08/jeunes-ou-vieux-mme-pourriture.html
L’article en question porte le titre “Jeunes ou vieux, même pourriture…” et critique directement le côté très réactionnaire des jeunes militant(e)s. L’article du collectif de Sherbrooke parle aussi des voyages tout-compris au congrès payés à des groupes d’intégration des immigrant(e)s.
@ Manx et Tym Machine: Si des étudiants désiraient quitter le Québec, tout comme dans le cas de n’importe quel autre prêt, ils seraient tenus de rembourser leurs dettes d’études sans passer par les impôts. Cela peut sembler drastique, mais nous ne sommes pas là pour offrir une éducation à conditions avantageuses de remboursement pour ensuite voir les jeunes partir pratiquer à gros salaire aux États-Unis, en tentant d’esquiver leurs paiements!
@ Jimmy: “Le transfert de l’impôt sur le revenu vers les taxes à la consommation avantage les plus nantis car on transporte le fardeau fiscal sur la classe moyenne. La diminution d’impôts des entreprises? Ne disais-tu pas dernièrement que l’environnement fiscal au Québec était très avantageux pour les affaires? Alors, pourquoi diminuer encore plus la contribution des entreprises?”
J’ai bien mentionné qu’en relisant des billets antérieurs, vous pourriez retrouver mon opinion sur certains points, même si je ne la mentionne pas explicitement.
Au sujet de l’impôt universitaire, je dois y mettre un holà: aucun étudiant moins bien nantis ne serait encore plus pénalisé. En effet, il y a de bonnes probabilités pour que ceux-ci, une fois leurs diplômes universitaires obtenus, décrochent un emploi avec salaire intéressant, et ne soient donc plus démunis. C’est là et seulement à ce moment qu’ils auraient à payer, et ce uniquement s’ils gagnent plus d’un certain montant annuel, et en vertu d’un pourcentage qui se modère donc selon leur salaire. Cette mesure augmente donc l’accès aux études comparativement aux prêts étudiants! Une petite portion des prêts demeurerait, pour soutenir les étudiants partis hors de leur région natale ou vivant en appartement. Quant aux bourses, rien ne contredit leur maintien intégral: il est en effet prévu que les diplômés qui le désirent peuvent rembourser en tout ou en partie leur dette avant d’occuper un emploi, s’ils en ont les moyens. Les bourses réduisent donc le fardeau fiscal que les diplômés auront à porter les premières années.
Enfin, pour les syndicats, je vous pose la question: si votre syndicat applique déjà toutes ces mesures, où est le problème avec notre proposition? Cela ne changera rien dans votre vie, et nous ne faisons qu’appliquer à tous des pratiques saines que votre syndicat a eu le bon sens d’implanter de lui-même. Chapeau, donc!
@frankyb: Nous sommes loin de présumer que tous les syndicats sont la source d’abus, mais nous préférons prévenir que guérir!
Vous posez plusieurs questions pertinentes sur l’impôt post-universitaire. Laissez-moi d’abord vous dire que je ne suis pas enclin à appuyer le degré de hausse proposé: j’aurais beaucoup plus tendance à amorcer cette seconde étape après 2012, une fois les hausses de 50$ par session terminées, et sans effectuer un bond de 4000$ d’un coup!
Pour les doutes sur le remboursement ou les “traîneux de bancs d’université”, ou encore ceux qui ne se placent pas, vos questionnements sont pertinents. Comme je l’ai déjà dit, un étudiant qui désire quitter la province se verrait facturer directement ce qui lui reste de dette, tout comme une banque lui enverrait une facture s’il quittait le pays (à tout le moins, sa dette ne disparaîtrait pas). L’impôt post-universitaire n’implique pas plus que l’emploi occupé après les études soit relié au domaine de diplomation, ou même qu’un diplôme ait été obtenu; si la personne a étudié et cumulé une dette, dès qu’elle occupe un emploi avec un revenu raisonnable, elle devra rembourser ses frais d’études.
La fraction qui demeure de ceux qui traîneront aux études pour ensuite ne jamais occuper d’emploi à salaire suffisant pour rembourser constituera une certaine perte de système. Il en existe déjà avec les prêts et bourses. Une proportion faible mais non négligeable d’étudiants cherchent, dans le système actuel, à se débarrasser de leurs prêts étudiants en déclarant faillite après leur sortie de l’université. Bien que cela ruine leur crédit, la méthode est “efficace”. Il n’existe malheureusement pas de système où aucun individu ne peut se faufiler entre les mailles du filet. De toute manière, je crois honnêtement que la proportion de gens ayant fréquenté une université pour terminer leur vie à travailler à 10$ de l’heure chez Wal-Mart, ou sur le bien-être social chronique, est assez faible. On pourrait, à la grande limite, penser à une formule où, après disons 15 ans, l’impôt n’est plus applicable et la dette se transforme en prêt dans une institution bancaire. Mais comme je l’ai déjà dit, si cela était mis en place, la plupart des personnes encore concernées déclareraient faillite, tout simplement.
Pour le bilinguisme, appel à tous, ne mangez pas encore vos chapeaux: la résolution doit passer auprès des membres adultes pour être officiellement adoptée par le parti. Rien n’est gagné de ce côté, d’autant plus qu’ils auront entendu les arguments pour et contre dans les médias, contrairement aux jeunes. Je suis moi-même en train de méditer la question sur laquelle je n’étais pas définitivement fixée.
L’impôt post-universitaire n’est pas une absence de dette, mais simplement une façon de reporter celle-ci sur les épaules de l’étudiant uniquement lorsqu’il a les moyens de payer. Je suis d’accord avec vous, l’éducation est une chose primordiale et l’endettement ne devrait pas la freiner, surtout si des mesures comme l’IPU tentent de faciliter le tout. Je ne pense pas que cela retarde plus que le système actuel l’arrivée d’une maison ou d’enfants, ou quoi que ce soit d’autre.
Sur votre PS, je vous assure qu’elles sont bien réelles… Sauf qu’au fond, si je demandais à tous les lecteurs présents ici s’ils voudraient que leurs politiciens soient plus honnêtes et sincères, je crois que la réponse serait positive. Si j’en ai l’occasion, je préfère faire le pari de l’honneur et l’honnêteté!
@ La couène au vent: Nos Congrès sont ouverts à tous. Les frais sont payés pour tous les participants, incluants d’importants groupes de québécois de souche et des membres de communautés culturelles. Est-ce cela, être réactionnaire?
Bonjour…
Quelques questions, si vous permettez…
Si cela n’avait été de ce programme, je doute fort qu’aujourd’hui je pourrais me considérer comme quasiment bilingue, comme je le fais. Alexis St-Gelais
Pouvez-vous nous dire quand utilisez-vous le «bilingue» ? Pourquoi et comment. Puisque vous écrivez en français.
L’objectif est ici de financer les universités du Québec, actuellement en manque cruel de fonds, en réduisant le plus possible le fardeau financier des étudiants au… Alexis St-Gelais
Les étudiants paient en ce moment seulement quelques 14 cent sur chaque dollar que coutent leur présence à l’université. Aussi bien dire qu’à 86 cents de BES le dollar, elle est déjà presque gratuite.
De combien faut-il baisser encore plus bas que le 14 cents ?…
Autrement… Si les universités sont en manque cruelle de fonds, n’est-il pas temps de nous dire pourquoi les salaires des profs et de l’administration sont le double de ce que les contribuables moyens peuvent payer.
De 120,000 $ à 150,000 $ le prof. De 220,000 $ à 275,000 $ le recteur.
Incluant deux mois de vacances l’an, bien sûr.
Pour l’anecdote, lors du Conseil Général Élargi de février 2007, je m’étais prononcé avec 3 autres jeunes du Saguenay contre la hausse de 50$ des frais de scolarité par session… Alexis St-Gelais
À ce moment, avez-vous songé ou bien eu l’occasion d’aller voir au site de la FEUQ, demander leurs états financiers, et vous informer de ce qu’ils font avec leur million en banque, provenant des prélèvements sur les inscriptions ?…
Tout à fait à l’abri de l’impôt, par surcroit.
À mon esprit, il s’agit surtout d’une sécurité: les syndicats étant devenus de très grosses organisations, il n’est pas exclu que le simple travailleur soit à un moment ou à un autre négligé… Alexis St-Gelais
Avez-vous trouvé pourquoi, les bonzes qui dirigent ces syndicats ont si peur du vote «secret» ?…
Étant moi-même syndiqué, il est arrivé, pour les décisions majeures, que l’exécutif procède par vote secret. Cette pratique est pourtant utilisée dans le monde syndical. Et pour ce qui est des états financiers, l’exécutif fait… pourtant le bilan financier devant ses membres à chaque année.
Aucune cachette ici…. Jimmy St-Gelais
D’accord… Dites vos sources.
Où et quand cette pratique du vote secret a été utilisée ?…
Où et comment peut-on se procurer une copie des derniers états financiers de la FTQ, CSN, CEQ ?…
Ainsi que les noms de leurs vérificateurs, bien sûr.
J’aimerais vérifier combien d’impots ils ont payé sur leur revenus et leurs profits, pour 2007.
Merci
ch
@ Christian: My blog is written in French. However, I have no problem to read and write in English, or to understand it orally. The only flaw I have is with my accent. It still has some French touches, mostly due to the fact that I am not in regular contact with English speakers. I would not dare to say I am perfect, but I fare quite well with my second language. My Spanish, on the other hand, is horrible and basic.
Votre seconde citation n’est pas complète. Voici comment elle se termine: “…au moment où ils disposent du moins d’argent”. Je suis donc pour la hausse! Mon doute est au niveau de l’augmentation subite de 4000$.
Pour votre troisième question, non, je n’en avais pas eu l’occasion. J’ai été mis face à cette question le jour même où j’ai dû me prononcer. J’ai par ailleurs changé d’idée par la suite, considérant que la hausse de 50$ par session n’est pas contradictoire avec l’implantation ultérieure d’une formule d’impôt post-universitaire graduelle dès 2012.
Quant au vote secret, c’est exactement pour la raison que vous soulignez que je me demande pourquoi l’on résiste si fort à cette mesure, pourtant toute simple et qui ne devrait rien changer en temps normal. La réaction syndicale, qui consiste à nous faire passer pour anti-syndicaux, accrédite en partie notre volonté d’imposer le vote secret. On dirait qu’il y a anguille sous roche… Et s’il n’y en a pas, alors tant mieux et rien ne changera!
“Autrement… Si les universités sont en manque cruelle de fonds, n’est-il pas temps de nous dire pourquoi les salaires des profs et de l’administration sont le double de ce que les contribuables moyens peuvent payer.”
Si les hôpitaux sont en manque cruel de fond, il faudrait aussi baisser le sailaire des médecins. Après tout, un doctorat, ça veut dire quoi de nos jours?
“Incluant deux mois de vacances l’an, bien sûr.”
Quand? Les profs dont j’ai entendu parler se sont pris 2 semaines cet été, pendant les vac de la construction. La recherche, c’est pas encore des vacances.
“Où et comment peut-on se procurer une copie des derniers états financiers de la FTQ, CSN, CEQ ?…
Ainsi que les noms de leurs vérificateurs, bien sûr.
J’aimerais vérifier combien d’impots ils ont payé sur leur revenus et leurs profits, pour 2007.”
Si je ne me trompe pas, ils sont disponibles. Sinon, ce dont tu parles est une centrale syndicale, un regroupement de syndicats. Ce n’est pas un syndicat.