Normal, avec ce que pourrait proposer le PQ à la population du Québec! Le référendum devient surperflu, car on nous propose ni plus ni moins qu’une petite souveraineté maison si le parti indépendantiste accédait au pouvoir (sans faire mention d’un quelconque seuil de votation à atteindre pour être considéré comme représentatif). C’est un peu comme pour l’ADQ, donc: rapatrier à peu près tout puis vivre de notre côté sans s’occuper outre mesure de ce qui se passe ailleurs au Canada.
Pour y parvenir, on nous suggère quelques petites mesures visant à mieux “préparer” la population: révision du programme d’histoire du Québec sur une “trame nationale qui lui confère son sens”; manifeste sur ce que serait la souveraineté (nonobstant le fait que de très, très nombreux documents ont déjà été faits en ce sens sans pourtant beaucoup changer l’avis de la population, comme celui-ci, celui-là, un autre ou encore un quatrième, que je ne semble plus pouvoir retrouver sur le site du PQ… coïncidence?); éventuelle Tournée Nationale de la “bonne nouvelle” indépendantiste dans les collèges et les universités; Concertation Nationale avec les autres groupes séparatistes (qui demeurent dangereux pour le PQ, grugeant son électorat); Conversation Nationale pour essayer pour la énième fois de convaincre la population du bien-fondé de l’option…
C’est la nouvelle façon péquiste d’embrouiller les indécis, après les questions emberlificotées: la séparation sans se séparer. Au moins, le PQ a l’honnêteté d’affirmer que c’est pour faire la séparation qu’il désire faire
tant de “gestes de souveraineté” sans consulter le peuple. Mario Dumont propose en substance à peu près la même chose, à savoir une grande autonomie, mais reste muet sur la suite des choses. Peut-être Pauline Marois devrait-elle penser à prendre sa carte de l’ADQ…
Reste que nous devons envoyer un message clair au PQ: pour faire la souveraineté, il faut au minimum un référendum. Agir par la porte d’en arrière, c’est cadenasser la démocratie.

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